16h, samedi aprèm. J’émerge doucement des brumes du P3A, et j’essaie en vain de reconstituer quelques souvenirs. Soudain je me rappelle que c’est bientôt mon tour de poster sur On Air, ce qui me prend comme d’habitude au dépourvu. Assez logiquement, je me retrouve vite devant une page Word blanche. Commencer par trouver un sujet. Pourquoi pas la scène Hip-Hop queer new yorkaise ? Le revival cold wave ? Le nouvel album d’Electric Electric ? La dissolution des cachets d’aspirine dans mon verre ?

1) Jacques Brel – Les Bourgeois
Tout un programme : chaque soir de “jeunes peignes culs” exhibent fièrement leur derrière devant des notaires de passage… Au-delà du refrain un peu lourdingue qui a fait le succès de la chanson et de l’éloge à l’exhibitionnisme, j’adore la progression temporelle des trois couplets, qui démontre les talents de parolier du chanteur belge.

« Ce soir je carlton ta fistonne » – L’Agora

2) Higelin – Attentat à la pudeur
Plus que de la musique, Higelin nous joue ici une véritable scène de théâtre. Une scène extraite d’une pièce imaginaire de boulevard, genre que l’esprit dérangé du chanteur subverti ici complètement. Ce morceau est frénétique, halluciné, il ne s’interdit rien, à l’image de l’ensemble du double album « Champagne pour tout le monde et caviar pour le reste », véritable chef d’œuvre. C’est bien simple : après 1979, Higelin n’a plus rien fait d’aussi osé.

« Je vendange tes grappes » – Dionysos

3) Odd Future – Rella
Ce morceau est tout simplement épique, tout comme le clip d’ailleurs. J’aime tout particulièrement le passage avec Tyler the Creator

“Then my dick went limp so, took about 3 pills of Extenzo
Now my dick’s longer than a 5 door limo
Harder than a soft right hook from kimbo on PCP and cilantro
When I’m with your bitch I’m like, “Where my dick go?”
Now she think I’m ’bout to eat her whole”

« Paye ta levrette j’offre la raclette » – Destination Glisse

4) Aphex Twin – Windowlicker
Une légende urbaine circule à propos de ce titre: il ne serait constitué que de samples de films pour adultes. Plus vraisemblablement, Aphex Twin a du s’amuser à prendre des échantillons de sa propre voix et à les déformer ensuite, ce qui rend le titre encore plus décalé. Le clip est lui aussi très dérangeant, et, je trouve, très drole (mais un peu long pour le mettre dans l’article). À prendre au 36eme degré.

“J’aime faire des craquettes aux chiens.”

« Octet mignonne, viens qu’on sans fil » – Helloworld

5) La Fine Equipe – Fougasse
Petit clin d’œil à la fine équipe, qui aurait dû jouer au Perno. Malheureusement, il manquait 2 platinistes sur les 4 et c’est Hooski qui a fait danser le Splendid, initiant le glissement de la soirée trip-hop vers une soirée électro. On retrouve sur ce morceau tout ce qui fait le son de la Boulangerie 2 : des samples décalés de films français, une ambiance funky/jazzy/sucrée, et un esprit salace qui n’est pas pour nous déplaire…

« Oublie le BM, je fais dans le X » – EC/DC

6) Georges Brassens – Le Père Noël Et La Petite Fille
Pour finir cette petite sélection, j’ai décidé de revenir à une certaine subtilité. Le thème ici est pourtant difficile : une jeune fille vend son corps à un “papa gâteau” pour sortir de la misère. Pourtant, procédant par euphémismes et expressions à double sens, le traitement qu’en fait Brassens est remarquable de pudeur et de poésie.

Après cette débauche d’obscénité, il était temps de “tirer le rideau ” et de retrouver un peu de pudeur (jusqu’à la prochaine SMAT).

« Moi j’aime les enfants, je les aime profondément » – VLV!

Catégories : Playlists

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