St Germain c’est demain !

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Demain, c’est le concert de St-Germain! Un mois après la sortie de son nouvel album éponyme, l’orfèvre de l’afro-deep revient enfin sur scène. Préparez-vous à un voyage musical.

St-Germain, le quartier huppé parisien, le Flore, le Tennessee, Chai Antoine ..? Ce n’est pas ce qui nous branche ici. Ludovic Navarre aka St-Germain, depuis 1993, est un ancien sportif reconverti dans la musique: passionné de deep-house et de techno de Detroit, amoureux de jazz (d’où la référence au 6ème arrondissement connu également pour ses anciens clubs).  Rapidement, il s’oriente vers la composition musicale: il signe notamment sur le label Atom, racheté par Fnac Music dirigé par Eric Morand et Laurent Garnier.

 alabama bluesLe premier boom de sa carrière surgit en 1995 avec « Alabama Blues », son tout premier EP, dans le top des charts américains. Puis le succès s’ensuit la même année avec son premier album intitulé Boulevard, le meilleur selon la presse britannique. Il l’enregistre avec un saxophoniste, un claviériste, des percussionnistes présentés par Stéphane Ohsé, trompettiste de jazz, qu’il déniche à Saint-Germain-en-Laye.  Zone de confort?

St Germain, grâce à cet album, est l’un des premiers musiciens de la mouvance électro à intégrer des sons acoustiques de jazz et de blues dans ses compositions: on succombe sous le charme de ses variations subtiles et ses boucles d’acid jazz posés sur des beats légers. A écouter et ré-écouter.

Puis la nouvelle icône de la « French touch » disparait pendant cinq ans de la scène, cinq années de méditations?  Peut-être. Il réapparait publiquement en 1999 lors de la sortie de la compilation « From Detroit to St-Germain. » La même année il rencontre Marc Lumbruso, président d’EMI Music France, qui craque pour ses compositions et le fait signer.

Un tournant musical se dessine dans l’avenir de l’artiste. En 2000, il rejoint le label Blue Note Jazz Record pour lequel il réalise l’album Tourist: 4 millions d’exemplaires vendus, dont 800.000 en France, et deux ans de tournée en perspective. On se remémore les tubes « Rose Rouge », « What you think about », « So Flute » et « Sure Thing ». Percu, saxo, trompettes entourent le maître de cérémonie et jouent ce que bon leur semblent. Résultat: une deep-house sensuelle, mêlant sons authentiques de latin jazz, de chatoyantes ambiances africaines et orientales ainsi que de l’électronique. Il reçoit notamment deux Victoires de la musique et boucle 200 dates. Success.

mali

Une nouvelle disparition. Treize ans de silence depuis 2002. Besoin d’un break apparemment. Puis il se remet derrière ses machines, avec un but précis: rechercher de nouvelles sonorités. Il ne souhaite pas retomber dans une « routine » de house, de blues et de jazz. Une nouvelle Ecriture en quelque sorte. En 2008, il se penche sur la composition d’un nouvel album. L’Afrique l’inspire: il explore les sonorités traditionnelles du Ghana, du Niger, des Touaregs pour s’attarder finalement sur le Mali. En tant que chercheur d’or, il trouve de nouvelles pépites: le kora, le balafon ou encore le N’Goni, instruments maliens, qui le charment. De retour à Paris, il rencontre des communautés africaines et la composition s’accélère. Il enregistre chaque instrument au préalable sur les hauteurs de Montmartre.  Le mois dernier, son album « St-Germain » sort: huit morceaux d’une afro-house somptueuse. Un voyage auditif, imprévisible. En écoutant « Real Blues » : des beats sauvages, rythmiques africaines, sonorités blues et la voix du texan Lightnin’ Hopkins. A ne pas s’en lasser.

Et demain, c’est jour de concert! St-Germain se produira au Bataclan! –Vous y serez ? Chanceux! -Le 18, ce sera au Transbordeur à Lyon. Mais ce sont les deux seules dates en France! On y court !

Lucie

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