On vous parlait, il y à quelques jours, de SBTRKT qui était en tournée en France. J’ai assisté à son live Mercredi dernier qui s’est passé au Grand Mix (Tourcoing).

Motivés comme jamais (même après un long trajet de métro) avec Quentin nous avons assisté à l’une des premières dates de celui qui est considéré comme l’innovateur de la dubstep : son genre a été défini comme post dubstep, mais peu importe la nomination, tant que le set plait. La salle était comble, et je dois avouer que le warm-up assuré par Karin Park (une suédoise qui visiblement cherche encore son genre, ainsi que sa tenue vestimentaire) nous a laissé un peu sceptiques. Peu importe, on était là, et ça n’allait surement pas nous décourager. Notre patience a payé : à la fin de l’entracte, deux ombres masquées sillonnent la scène en testant les instruments.

Mais qu’est ce que c’est un live de post dubstep ? SBTRKT sera-t-il seul face à ses machines ? viendra-t-il masqué ? Silence radio, puis les lumières illuminent la scène : SBTRKT porte un masque peu commun qui nous rappelle les sculptures aztèques, cependant il couvre seulement la moitié de son visage (normal, il n’allait quand même pas tapoter sur son clavier au hasard). Il est accompagné de Sampha (également masqué façon aztèque) , son vocaliste qui a posé sa voix sur Hold on, Never Never et bien d’autres chansons.

Le SET commence par Sanctuary, et la surprise ne tarde pas à venir : sur scène, le jeune anglais lance l’instrumentale de base telle qu’elle est présente dans son album, avant de s’attaquer à sa batterie pour les percussions. Accompagné de la voix de Sampha, ce dernier n’est pas la que pour chanter ( il joue de la timbale par moments).
Le public, plutôt jeune, était très réceptif et ça fait plaisir à voir. La production est millimétrée, plutôt réussie pour quelqu’un qui débute. Le producteur respecte les promesses de l’album, et s’autorise quelques solos de batteries par moment qui ne désenchantaient pas du tout les présents.

L’album s’enchaîne et on ne se rend pas compte du temps passer. Notre seul regret sera la durée du SET : 1h30 seulement, il fallait s’attendre à ce que le public quémande une dernière performance à la fin : Chose faite mais SBTRKT n’ira pas plus loin (ce qui peut être compréhensible au regard du nombre de ses productions qui ne sont pas encore nombreuses).
Plus qu’enchantés, on garde un bon souvenir de cette première tournée française. Bien évidement nous serons à l’affût de ses prochaines productions, dans l’attente de voir l’évolution de son genre. J’invite aussi les « machines haters » à voir la vidéo prise si l’article n’a pas suffit à les convaincre.

La surprise de la soirée réside aussi dans la salle du concert (Le Grand Mix). Pas très grande, ambiance plutôt intimiste. La sonorisation est bien étudiée : des enceintes sont placées tout autour de la salle ce qui donne l’impression d’être envoûté par le son. Le staff est jeune, et disponible pour vous renseigner sur la programmation. Enfin des distributions de posters se font à la fin du live pour les abonnés (Quentin succombe).

Mamoun

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