Rosewood Thieves

Les Rosewood Thieves, ce sont cinq potes fauchés de New York. Mais attention, pas la ville de New York, avec ses grattes ciel, son show off et ses millions d’opportunités pour un groupe de musiciens. Non, on parle bien ici de l’Etat de New York, coin paumé des US où seuls les individus en manque d’ennui peuvent y trouver leur compte. C’est donc dans une cave quelque part dans la ville de Deposit que s’écrivent les premiers titres de ce groupe, qui sortira son premier EP autoproduit en 2006. Ce qui frappe, c’est que ces types vont chercher ce qu’il y a de plus simple dans l’écriture musicale, pour en faire un morceau complet, accrocheur et incroyablement juste tant au niveau des arrangements que des sonorités. Un vrai régal, quand des influences « Lennoniennes » viennent s’entrechoquer à une poésie « Dylanienne », le tout dans une ambiance feutrée d’où se dégage une forte impression de maitrise. Une succession de petites ballades rock calibrées pour le chill menées par la voix caractéristique du leader Erick Jordan.

Et le plus excitant dans tout ca, c’est que malgré quatre albums studios (et un live), ils restent un groupe méconnu du grand public, squattant à l’occasion les petites salles de concert de Manhattan, probablement plus pour profiter des free drinks au bar que pour espérer lancer une quelconque carrière internationale (si si, les musiciens par passion, ca existe encore). On pouvait néanmoins les entendre dans un épisode de Grey’s Anatomy, ou encore dans la saison III d’Entourage, mais on touche ici la limite de leur exposition médiatique. Et c’est bien dommage.

Catégories : Découvertes

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