Reggae

Pas plus tard qu’hier soir pendant une surprise-party de très bon goût, j’ai entendu la phrase suivante, aussi rédibitoire que fréquente: « Les gars, vous voulez pas changer la musique, le reggae c’est sympa mais c’est trop mou! » Aussitôt, mes poils se hérissent tels ceux d’un chat sur le point d’attaquer. Et bien que je ne fume pas du chanvre indien quotidiennement ni que je possède un poster d’Hailé Sélassié (dit le grand Ras Tafari), j’aimerais défendre le reggae contre certains préjugés.

Avant tout, il est vrai que le reggae possède un tempo plus lent que la plupart des autres styles musicaux, il est aussi vrai qu’on l’associe à la consommation de ganja, et ces deux caractéristiques n’impliquent pas le dynamisme.
Pourtant, le reggae est bel et bien une musique dynamique. Or, ce dynamisme est à trouver ailleurs que dans un tempo rapide et un rythme agressif. La puissance du reggae se trouve dans sa structure rythmique qui n’est pas linéaire (comme c’est le cas dans la minimale par exemple) mais qui est binaire. En effet, le reggae fonctionne grâce à des paires rythmiques: la guitare rythmique marque chaque contretemps tandis que la batterie marque les temps et ceci est source d’un rythme très dynamique où la guitare répond à la batterie.
Il en va de même pour le chant: le chanteur et les choeurs se répondent. Au milieu de ces paires s’ajoute la basse, véritable clé de voûte du reggae, qui fonctionne quasiment indépendamment.

Mis à part cette explication technique, je vous invite à vous rendre à un concert de Dub Inc (à l’Aéronef le 20 Novembre!) Zénith de Lille ou du Peuple de l’Herbe où le public ne peut s’empêcher de sauter et de danser, et auxquels on ne peut définitivement pas associer l’adjectif « mou ».

Et pour vous en convaincre, écoutez notre playlist Reggae du Sémi:

Clément

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