Nicolas Jaar

Parce qu’il a notre âge, parce qu’il a du génie, parce qu’il ne fait pas que de la musique, Nicolas Jaar est, pour les mecs normaux que nous sommes, l’homme à abattre.

Comme je le disais, Nicolas Jaar a mon âge, un album et a crée le label indépendant Clown & Sunset. Diantre.

Nicolas Jaar est né le 10 janvier 1990  à New York. A l’âge de 14 ans le petit Jaar annonce à son père qu’il veut devenir compositeur de musique électronique. C’est alors que son père l’enmène chez un disquaire chilien ( la famille Jaar résidait au Chili à l’époque) et lui offre un disque, peut être LE disque qui aura influencé toute sa carrière, Thé au harem d’Archimède de Ricardo Villalobos.

C’est à 17 ans qu’il sort son premier maxi The Student avec le label New-Yorkais “Wolf + Lamb”. Il faudra attendre ses 20 printemps pour voir éclore Space is Only Noise, un album de génie qui obtient la reconnaissance des plus grands.

C’est en 2009, à l’âge de 19 ans donc ( … ), qu’il décide de fonder son propre label,Clown & Sunset et signe des artistes comme Just FriendsSoul Keita et Benjha.

Il commence déjà à t’énerver ? Tu commences déjà à complexer ? Attends la suite…

La musique oui, mais pas que…

Il a beau avoir créer un genre musical à part entière et une boite de production, le jeune New Yorkais n’oublie pas pour autant le principal pour un jeune de son âge, les “études”. Jaar effectue, en parallèle de ses tournées mondiales, des études de littérature comparée dans la prestigieuse université de Brown. C’est tout à son honneur, et c’est sans doute ce qui aide ce Didier à cadrer et définir sa musique. Ainsi, il lui arrive de baragouiner quelques propos du genre :

“J’appartiens à une génération de musiciens qui s’est affranchie de quelque chose. Qui n’a plus la pression du marché car elle sait que ça ne marche plus, quoi qu’il arrive. La musique en ressort probablement plus honnête, fluide, spontanée. Elle n’essaie pas d’être quoi que ce soit.”

“C’est minimaliste, mais on ne perd rien : au contraire, on gagne quelque chose. Le minimalisme doit servir à ça, à aider la musique. Il ne doit rien lui retirer. C’est une mission difficile, faire plus avec moins.”

Pfff, tu parles…

The Jaar Side of the Moon.

Il affirme s’être inspiré de Pink Floyd, un groupe qu’il a adulé toute son enfance. Et lorsqu’on y regarde de plus près on ne peut que s’incliner devant telle réincarnation. Une musique envoûtante et mystique, un soin tout particulier apporté aux Lives, tout y est…

Je vous mets cette video assez intéressante, dans laquelle Nico parle de ses lives. Puis ça reflète bien un certain perfectionnisme que l’on retrouve chez Pink Floyd.
Vous l’aurez compris, Nicolas Jaar fascine et énerve à la fois. Pour les plus jaloux, j’ai entendu dire qu’il était retourné à New York, sa ville natale et qu’il lui arrivait de diner du côté de Brooklyn. Mais réfléchissez bien avant d’agir. Pourriez vraiment vous passer de ses lives ?

Oh et j’oubliais, Nicolas Jaar a dévoilé son mix pour le Sonar Lab de 2012 à Barcelone. Festival considéré depuis 1994 comme une référence européenne en matière d’évènements musicaux et toujours à la hauteur. Bref, un joli cadeau d’une heure rien que pour vous et en téléchargement libre !

Catégories : Découvertes

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