Trelawny

« Quand tu commences la première page de ce bouquin, tu ne peux plus t’arrêter. » J’en doutais quand j’ai commencé le livre. Une autobiographie? Il y a toujours un moment où on s’ennuie dans une autobiographie. Je pensais que j’allais encore une fois commencer le livre et m’arrêter en plein milieu.

Mince. Cette fois-ci on dirait que j’ai vraiment accroché. A partir du moment où j’ai lu les premières lignes, le héros m’a touché, ses péripéties m’ont scotché, et puis, comme c’est aussi l’auteur du livre ça donne une force supérieure à ce récit incroyable.

Mais alors vous vous demandez quelle vie cet homme-là a pu avoir pour qu’elle soit aussi palpitante. Le titre donne un indice. C’est un corsaire, un pirate comme il en existe beaucoup à cette époque, au début du XVIIIème siècle. Et aucun des clichés sur les pirates ne se trouvent dans cette histoire. Pas de trésor, pas de jambe de bois ni de perroquet qui parle, mais de l’aventure.

Il s’agit d’abord d’un homme qui ne supporte pas l’autorité, d’un rebelle dans l’âme. Et si Edward John Trelawney obéit à quelqu’un c’est qu’il le respecte. Son rejet de l’autorité parentale, de l’autorité de l’école, puis de celle de la Royal Navy le conduit à sillonner l’Océan Indien sous le pavillon noir. Cependant, Trelawney ne se comporte pas comme un vulgaire et avide pirate, mais bel et bien comme un vrai héros. Il n’est pas cruel, ne tuera pas un homme désarmé, et l’honneur a pour lui plus de valeur qu’un galion rempli d’or. Mais dans ce cas, pourquoi être un corsaire ? me direz-vous. L’honneur, le respect, la fraternité, et surtout, la liberté, Trelawney ne les trouve qu’en tant que pirate. L’argent n’est pas son guide. Il est contre l’esclavage des habitants des îles par lesquelles il passe et va jusqu’à ce battre aux côtés des autochtones pour garantir leur liberté.

En plus de m’avoir fait sentir le soleil des mers du Sud sur mon visage et l’eau salée sur ma peau, et de m’avoir fait voir les paysages exotiques des îles, Trelawney a aussi partagé un témoignage de courage et d’amour.

Ah ! Les voyages

Aux rivages lointains,

Aux rêves incertains,

Que c’est beau, les voyages

Qui effacent au loin

Nos larmes et nos chagrins,

Mon dieu !
Ah ! Les voyages.

Comme vous fûtes sages

De nous donner ces images

Car les voyages,

C’est la vie que l’on fait,

Le destin qu’on refait.

Que c’est beau, les voyages

Et le monde nouveau

Qui s’ouvre à nos cerveaux,

Nous fait voir autrement

Et nous chante comment

La vie vaut bien le coup

Malgré tout !

Ah ! Jeunes gens,

Sachez profiter de vos vingt ans.

Le monde est là.
Ne craignez rien.

Il n’est pas méchant.

Il vous guidera.

Ah ! Les voyages…

Barbara, Les voyages

Clément


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