Danger MouseDanger Mouse est un petit génie tapis dans l’ombre. Si discret que rares sont les personnes qui savent qui se cache derrière ce masque. Pourtant, il est partout. La preuve ci-dessous.

De son vrai nom Brian Burton, on le qualifie souvent de DJ ou compositeur, mais il est un peu plus que ça. Danger Mouse possède ces doigts de fées, vous savez, ceux qui font qu’à chaque fois qu’on touche à un projet, il se transforme en grosse bombe A.

Il se fera connaître grâce à la controverse de son Grey Album en 2004. Cet album propose un subtil mélange entre le White Album des Beatles, et le Black Album de Jay-Z. Seulement la compagnie EMI à l’époque propriétaire des droits d’auteur sur les Beatles, n’a pas vraiment apprécié. Elle réclame une grosse contrepartie à l’artiste. L’album passera donc en cachette sous les bacs, comme à l’époque de la Prohibition. Les ventes illégales s’enchaînent, et dépassant le million, un certain Damon Albarn (Gorillaz) le repère.

dangermouseC’est alors le début de la prospérité. Il va produire entièrement l’album Demon Days aux côtés du leader de Gorillaz, et en fera l’un des meilleurs albums du groupe. Ainsi débute un fabuleux cycle pour Brian, qui va procéder à l’alchimie des meilleures galettes de cette dernière décennie. Il croisera sur son chemin Cee-Lo Green avec qui il formera le fantastique duo Gnarls Barkley, puis il produira quelques titres avec The Rapture en 2006 sur Pieces of the People We Love.

Comme si ce n’était pas suffisant, Damon Albarn le rappelle pour travailler avec lui sur son projet annexe, The Good, the Bad and the Queen. La route se poursuit, il va rencontrer Martina Topley Bird sur The Blue God et The Black Keys sur Attack and Release. Stop. On est en 2008, tout ça en trois ans, il pourrait déjà prendre sa retraite. Mais non ! La même année, il collabore avec le grand Bek David Campbell alias Beck sur son album Modern Guilt, qui restera l’un de ses plus aboutis. Il enchaîne avec le magnifique The Dark Night of The Soul des Sparklehorse.

Arrive enfin le plus gros projet de Danger Mouse. Il va former avec James Mercer (The Shins) le groupe… je vous le donne en mille… Broken Bells ! L’album éponyme du duo a explosé les hits en 2010, entre les mélodies scintillantes de Brian et la sublime voix de James, on frôle la perfection. Leur second opus, After the Disco, vient d’ailleurs tout juste de voir le jour, et est fort bien accueilli par les critiques.

ROME-Album-ArtFinalement son dernier projet de taille est l’album Rome, en collaboration avec Jack White et Norah Jones, ainsi que l’orchestre du grand Ennio Morricone. Il met dans un mixeur les voix des deux chanteurs, les cuivres et percussions Clinteastwoodiens de Morricone et rajoute ses petits xylophones perdus dans le sable. Et pouf, d’un coup de baguette éclos l’une des plus belles créations de ces dix dernières années.

Et le plus incroyable dans tout cela, c’est que derrière cette montagne de talents et projets se cache un modeste petit personnage, qui n’apparaitra sur la scène de ses collaborateurs que trop peu souvent. J’ai personnellement eu la chance de l’apercevoir sur la scène de Gorillaz au Zénith, caché au milieu des 50 musiciens présents sur scène.

Prenez exemple, autres Will I Am et Kanye West, sur cette dangereuse petite souris.

Tom

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