En cette fin d’année, la Nordisque vous propose ses coups de cœur de l’année. Joyeuses fêtes !

Salomé – Miror Fantasy

Après Velvet Dream, leur première compilation de 5 titres sortie en juillet dernier,  le label toulousain Ritmo Fatal fait son retour avec Mirror Fantasy. Un EP de 7 titres mêlant techno, electronic body music et Nu-Disco qui ne nous laissent pas indifférents. Comme à son habitude, le label nous propose des sonorités old school des années 80 90. La programmation 100% européenne rassemble  Djedjotronic,  Mouissie, Agle, Micropacer, Machinegewehr, Andrik Schroeder et Pablo bozzi que l’on a déjà entendu sur Velvet dream. Un condensé de pépite à découvrir au plus vite, a commencé par le meilleur son de cette compilation selon moi Human Visage.

Floriane – Paradis Artificiels – Tour-Maubourg

Le 4 Décembre 2020, Tour-Maubourg qualifié par Trax Magazine comme « le nouvel espoir de la house parisienne » a sorti son premier album studio « Paradis Artificiels » chez Pont Neuf Records. Composé de 8 titres, c’est encore un sans faute pour ce jeune artiste. On retrouve encore une fois les sonorités jazzy que Tour-Maubourg aime tant mais bien d’autres. Il nous propose ainsi un album très varié, ce qui peut expliquer son succès. Le travail de Tour-Maubourg a été récompensé par sa nomination en tant que « album du mois de décembre » par Tsugi. Alors sans plus attendre va vite écouter cette nouvelle pépite.

Henri –  Casual Gabberz, Meilleurs Vœux IV

Quoi de mieux que des vœux de fin d’année chantés au rythme de l’hardcore ? Casual Gabberz nous propose pour la 4ème année consécutive un album concluant cette période difficile pour nous souhaiter le meilleur à venir. Moins d’un mois après la publication de l’album « Mes Larmes » d’EVIL GRIMACE, membre iconique du collectif parisien, ils reviennent cette fois-ci  en bande, apportant chacun leur pièce à l’édifice. La complémentarité faisant leur force, il y en a pour tous les goûts (enfin presque). Après une introduction humoristique aux airs de téléfilm de Noël, le collectif attaque avec « Your System », un son rapide et violent mettant fièrement en exergue la bannière du collectif. L’album est ensuite rythmé par des sonorités plus ou moins caractéristiques, allant du plus pur hardcore dans « Merry X-Mas » ou dans « C Nous les Rats », tout en passant par des tonalités bien plus mélodiques tel que dans « Nana » que je vous invite prestement à écouter. Dernier point, mais non des moindres, l’intégralité des profits générés par l’album seront reversés pour un fond de solidarité en faveur de l’égalité salariale.

Quentin – The Voice, Lil Durk

Quel mois de décembre explosif pour le rap américain ; la fin d’année a vu se bousculer les albums et EP en tout genre et un projet en particulier a été quelque peu éclipsé par l’émulation autour de la sortie très attendue de Whole Lotta Red de Playboi Carti. The Voice, dernière sortie en date de la star de d’O’Block (quartier iconique de Chicago d’où vient notamment Chief Keef) Lil Durk, est tout simplement génial. Il faut avant tout célébrer la persévérance du rappeur qui voit son projet sortir dans le contexte très troublé de la mort de King Von ; un de ses plus proches collaborateurs et ami qui a trouvé la mort le 6 Novembre à l’issue d’une fusillade et qui figure d’ailleurs sur la cover du projet au côté. Un projet très complet d’une quinzaine de sons ou l’on retrouve la recette propre à Chicago que l’on aime tant, une synthèse entre l’énergie du rap gangsta et la douceur d’un flow très mélodique par moment. Le morceau Free Jamell en compagnie de YNW Melly en est un exemple parfait. Les couplets du morceau phare de l’album restent assez crus mais la musicalité du refrain et la voix des deux rappeurs le sublime et font de lui un des meilleurs morceaux du projet sans aucun doute. Lil Durk nous donne réellement l’image d’un musicien travailleur et réfléchi qui sait faire preuve d’une grande maturité comme dans le morceau Death Ain’t Easy ou l’artiste développe son rapport personnel aux violences de la rue et aux événements récents qui l’illustrent tragiquement. Un grand bravo à Lil Durk pour ce projet sophistiqué et entrainant qui a reçu des retours très corrects (23k ventes en première semaine) malgré un calendrier serré.

Vincent – The New Abnormal, The Strokes

Le groupe des Strokes est né en 1998 à New York autour de Julian Casablancas (chanteur), AlbertHammond Jr. (guitare), Nick Valensi (guitare), Nikolai Fraiture (Basse) et Fabrizio Moretti (batterie).

La formation s’inscrit dans le courant indie rock et s’impose comme l’une des plus influentes de sa génération. Le groupe mélange du mélodique à la Buddy Holly et à une attitude impétueuse.

En 2020, les Strokes sortent leur sixième album, intitulé « The New Abnormal ». Les neuf titres sont cohérents, doux, et s’enchaînent très bien. L’album est transportant, en mêlant de la new wave avec de l’electronique et de l’indie rock. On y retrouve aussi quelques éléments pop des années 80, ce qui permet de créer une ambiance vintage dans les temps modernes. En somme, cet album des Strokes est un mélange de beaucoup d’influences, et on ne s’ennuie pas. C’est un album qui je pense s’écoute seul, pour profiter du ton mélancolique donné par le groupe.

Joyeuses fêtes !

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