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— Big Junior —

Cette année, c’est à Big Junior que revient la dure tâche d’ouvrir la soirée rock, première soirée du “Père Noel est-il un Rocker ?“ . Mais ce jeune groupe, fondateur d’un nouveau style de musique, la « Hip Wave », a-t-il vraiment sa place à la soirée rock ? La question est entière tant sa musique est particulière, unique.

La Hip Wave est un courant musical entre rock new wave, hip hop et musique électronique. Une telle alchimie peut sembler périlleuse. Pourtant, c’est avec brio que les quatre lyonnais de Big Junior la réunissent depuis la création du groupe au printemps 2015. Le groupe se compose d’un guitariste de rock, accompagné d’un batteur solide, d’une basse discrète mais efficace et d’un chanteur survolté aux influences hip-hop. Après un premier EP sorti en février 2016, il monte actuellement une opération de crowd-funding pour financer leur deuxième EP prévu pour le printemps 2017.

https://www.youtube.com/watch?v=HwpIkdHhlGc

A l’origine de leur rencontre se trouve une amitié forte et le partage de valeurs musicales communes. Très vite, ils ont voulu : « créer le truc le plus différent », « quelque chose qui ne [nous] faisait penser à rien ». En s’appuyant sur leurs talents et leur diversité, ils ont rapidement composé cet étrange mélange qu’est la « Hip Wave ». Mais ce style bien à part n’est pas ce qui frappe le plus chez Big Junior. A la première écoute, on ne peut que ressentir le plaisir. La musique de Big Junior est une musique positive. Les 4 compères propagent une joie innée dans la salle ; et dès les premières sonorités, l’engouement arrive.

Alors oui, pour les puristes, Big Junior ne fait pas du rock. Mais qu’importe ? A coup sur, ils lanceront le Père Noël est-il un rocker ? à merveille, et ont toute leur place sur scène.

— The Animen —

Si vous cherchez du rock, du vrai, sans fioritures, ne cherchez pas plus loin ! The Animen est un groupe de rock suisse fondé en 2008 amoureux de rock des sixties, à l’énergie insatiable, que l’on retrouve autant en live que dans leurs albums.

Leur dernier album intitulé Are We There Yet ?, sorti en novembre 2015, a été enregistré à Nashville dans le studio d’Andrija Tokic, producteur d’Alabama Shake, la révélation rock de l’année dernière, excusez du peu… Entièrement enregistré en analogique, à l’ancienne, l’album dégage une énergie sauvage et sincère. Le groupe explique ce choix par la volonté de « faire un disque de rock’n’roll comme à l’époque, live et sans filet ». Si les instruments vintages utilisés par le groupe transportent dans l’âge d’or du rock, les compostions sont résolument modernes, pleines de punch. La voix de Théo Wyser transperce le tout, entre un John Fogerty et un Jim Morrison.

Enfants spirituels de Creedence Clearwater Revival, Dylan, les Beatles et Otis Redding, The Animen ont de belles choses à nous offrir ce soir !

— General Elektriks —

General Elektriks est le projet musical porté par le pianiste Hervé Salters, entre rock, funk, électro, soul, jazz et hip-hop. D’abord initié par ses parents à la musique classique et au jazz, Hervé (aussi appelé RV) prend vite goût à la pop. De l’âge de 13 à 17 ans, il suit ses parents à Londres, capitale de la pop, où il fonde un groupe avec son frère à la basse et lui au clavier. De ces expériences émergent peu à peu la base des influences musicales du pianiste, des Beatles à David Bowie à Stevie Wonder, en passant par Charlie Mingus ou le Wu-Tang.

Le projet General Elektriks prend forme en 2003, avec la sortie d’un premier album Cliquety Kliqk, lorsque Salters déménage à San Francisco avec sa compagne. A San Francisco, RV rencontre Quannum Projects, un collectif de hip-hop créé par le légendaire DJ Shadow. Il collabore ainsi avec Blackalicious sur un album et des concerts. Cette expérience influence fortement sa musique, tout en le confirmant dans son amour pour la soul et la musique noire américaine. Comme il le dit dans une interview à Paris avec RFI, « Pour la première fois de ma vie, j’avais l’impression de monter dans le train plutôt que de courir à côté, en étant aux Etats-Unis et en entendant toute cette musique afro-américaine autour de moi. Cela m’a aussi permis de savoir me placer en tant que musicien blanc parisien de la classe moyenne par rapport à l’héritage soul et funk, en ne versant pas dans l’imitation mais plutôt dans l’appropriation. » Au cours de ces années à San Francisco, RV compose deux nouveaux albums, Good City for Dreamers en 2009 et Parker Street en 2011.

En 2012, son déménagement à Berlin sert d’inspiration à la composition de son quatrième album sous le nom de General Elektriks, To Be A Stranger, qui est sorti cette année. À la suite de la tournée pour TBAS, General Elektriks a également sorti un album live le 28 octobre dernier, intitulé Punk Funk City, qui donne un bon aperçu de ce à quoi l’on peut s’attendre ce soir !

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