Planante et déroutante, cette année encore la soirée Trip-hop ne va pas vous décevoir

— Tape.In —

Grand vainqueur du Tremplin, Tape.In y a fait forte impression. Ces parisiens au style bien affirmé ont su développer leur propre univers musical. Ils nous proposent des sons résolument trip-hop, mais puisant leurs racines dans de nombreux styles très divers.

Le groupe formé en août 2015 a sorti son premier EP en avril 2016, mais ils ne comptent pas s’arrêter là et travaillent déjà sur de futurs projets.

Synthés mystiques, lignes de basse qui donnent envie de se balancer, voix envoûtante, batterie enivrante et riffs de guitare aériens ; voilà la recette Tape.In. Avec eux, les passages pleins à la fois de mystère et de passion s’enchaînent dans une harmonie qui leur est toute particulière. Le tout forme un ensemble poétique et plein d’énergie qui mérite d’être connu.

— Wild Wild Waves —

Hybride. Atypique. Envoûtante. La musique des quatre lyonnais Koji (à la contrebasse et aux voix), Submarine (à la MAO et aux machines), Ssokaa (à la batterie et aux machines) et Keyjah (aux vibraphones et claviers), est le résultat d’un minutieux mélange d’instruments et de machines. Créé en 2012, le groupe Wild wild waves s’inspire de la musique électro, des rythmiques jazz et rock, et le cocktail est explosif. Leur premier single sorti en 2013, “The Cricket & The Whales” illustre très bien leur style. Et j’insiste en disant « illustrer » car ils parlent de tableaux sonores, il y a un lien étroit entre musique et arts plastiques dans leurs morceaux (et surtout vidéos).

Au fur et à mesure qu’ils sont montés sur scène, ils se sont éloignés de leur formation d’origine et de leur répertoire plutôt jazzy (ils ont tous les quatre joué au Conservatoire de jazz de Lyon où ils se sont rencontrés) pour produire aujourd’hui des morceaux qui se rapprochent davantage de l’abstract techno. La voix fluette de Koji s’accorde d’ailleurs étrangement bien avec les morceaux tantôt technos tantôt entre la pop et la deep house.

 

En écoutant leur EP Dusk sorti en 2016, on est transporté dans des univers très différents mais que l’on ne saurait proprement définir : les sonorités sont d’abord douces, légères puis d’un seul coup la mélodie est saccadée, plus agressive, pour devenir à nouveau plus légère, apaisante. On se laisse facilement entraîner. Leur expérimentation sonore, leur recherche de nouvelles harmonies font toute l’originalité de leurs titres. Avis aux curieux.

 

— Cuthead —

Originaire de Dresde, et membre du collectif Uncanny Valley, Cuthead (Robert Arnold) est un phénomène.
Celui-ci a longtemps fait partie de la scène hip-hop underground de Dresde, au sein de laquelle il organise des soirées illégales du nom de Kunts:stoff Breaks. Après plusieurs altercations avec les forces de police, tous les MCs du collectif se font arrêter, ce qui oblige les soirées à se concentrer sur les producteurs.
Peu à peu, Cuthead s’éloigne de son style initial, en expérimentant avec les différents styles de production. Il découvre notamment la house, dont il tombe amoureux. Il commence à intégrer des éléments de hip-hop et de house ensemble, montrant ainsi que les deux genres ne sont pas si distants.
Une partie importante de son travail est le sampling. Revenant aux sources du hip-hop et de la house, sa musique est imprégnée par de nombreux samples de musique afro américaine des années 1970. Sur son dernier album sorti cette année, Return of the Sample Jesus, il démontre avec brio cette habileté.
En live, Cuthead est surprenant par sa capacité à naviguer entre les styles, en variant les rythmes, plutôt que d’adopter un bpm fixe. Le résultat: des sets déjantés et enflammés, à l’image de son set pour Boiler Room à Dresde.

On espère bien qu’il sera aussi bouillant pour ce soir, et on a déjà hâte d’y être!!

 

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