Il est loin le temps où on allait piocher dans notre collection de CDs pour écouter notre album préféré : le streaming ou le téléchargement (légal ou illégal) ont pris le dessus sur les ventes de CDS.

Plus besoin de se lever pour aller choisir un disque, toute notre médiathèque est sur notre mp3, smartphone ou ordinateur, on peut écouter notre musique n’importe où. Pourtant, le CD est toujours là, ça fait 10ans qu’on annonce partout sa mort mais il est toujours là. Pourquoi ?

Certes, le streaming et le téléchargement ont leurs avantages : les plateformes de streaming offrent un large choix d’albums de musique et permettent aux artistes en herbe d’avoir une certaine visibilité, ces plates-formes invitent également les visiteurs à écouter des artistes qu’ils ne connaissent pas mais dont le style se rapproche d’artistes qu’ils ont déjà écouté (lecture automatique sur Youtube, Deezer, Soundcloud, …).

La musique dématérialisée est donc plus accessible et paraît à première vue facile d’usage.

Cependant, plusieurs raisons expliquent la survie du CD.

La plus évidente concerne la qualité audio : la musique proposée par la plupart des plates-formes de streaming (y compris celles pour lesquelles on prend un abonnement) est bien inférieure à celle d’un CD. Seul Qobuz offre une bonne qualité. Or quand on aime la musique, on apprécie davantage les sons avec une bonne qualité audio.

La deuxième raison, c’est qu’acheter le CD d’un artiste c’est vouloir sentir au maximum ce qu’il veut faire passer :la pochette de l’album, le livret et surtout la track-list, sont autant d’éléments qui nous font découvrir l’univers de l’album et de l’artiste.

Ensuite, il arrive qu’il y ait des problèmes concernant les droits d’auteur (et je ne parle même pas de la rémunération), notamment lorsqu’un artiste change de maison de production : du jour au lendemain notre album préféré peut ne plus être sur le net (alors qu’un CD disparaît difficilement de votre étagère, sauf si vous l’avez prêté à quelqu’un et que vous ne l’avez plus jamais revu …).

Enfin, si internet a permis à certains artistes d’émerger (par exemple Georgio grâce au crowdfunding qu’il a lancé et ses fans qui l’ont soutenu), le fait que des milliards de sons différents soient proposés à un même endroit peut perdre l’utilisateur et causer du tort aux petits artistes qui se font écraser par les « ventes n°1 en novembre », les « albums les plus écoutés » publiés sur les plateformes.

Pour ma part j’écoute essentiellement de la musique en ligne, mais sur une étagère, je conserve les albums de mes artistes préférés. Et qui sait, peut-être que dans 20ans, écouter des CDs sera aussi hype que de réécouter des vinyles aujourd’hui.

Lien bonus : 

[ la mort du disque – casseurs flowters ]

Lola

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