Chômage, récession, déclin industriel de la nation France. C’est dans ce contexte que, à l’instar d’un Montebourg marinière sur le dos et shaker Moulinex dans les mains, je veux vous parler d’un groupe hexagonal odieusement peu connu ; Jazz Liberatorz.

Jazz Liberatorz

Tout droit venu de Meaux-Town (attention, jeu de mots subtil), c’est en 1999 que ce trio figure de proue du hip-hop jazz français s’est formé. Pour DJ Damage, Dusty et Madhi, l’élan originel tient à peu : « à force de kiffer les mêmes disques, l’idée de mettre nos énergies en commun est venue naturellement. C’est la passion du rap et l’apport du jazz qui nous a réunis ».

Après avoir fait leurs armes aux côtés de quelques Crazy B, Cut Killer, DJ Abdel et j’en passe, les Jazz Lib’ acquièrent rapidement leur renommée sur la scène indépendanto-underground en enchaînant les productions sur maxis, la plupart du temps accompagnées par des MCs américains tel Aloe Blacc, T-Love ou bien encore Fat Lip.

Viennent ensuite les albums Clin d’œil (2008) et Fruit of the past (2009), sur lesquels les meldois persistent à entremêler rap et instru à sonorités jazz/hip-hop/soul ; si congru. Les collaborations sont toujours aussi nombreuses, anglo-saxonnes et bonnes ; les trois beatmakers parvenant même à négocier un featuring avec Mos Def sur leur dernier opus.

Synergie sonore idéale pour faire groover vos migrations pendulaires quotidiennes entre Lille et Roubaix ; deux albums pour un univers unique à découvrir, donc.

Catégories : Découvertes

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