Interview: Brain Damage

Créé en 99 par les deux boss du collectif stéphanois Bangarang: Raphaël Talis à la bass et Martin Nathan comme ingé’ son.

Leur premier EP « Bipolar disorder » rencontre un vif succès auprès des critiques et du public. S’ensuit alors de nombreuses collaborations notamment avec des artistes anglais tels que : Zion Train, Alpha & Omega, ou encore Jah Warrior. Bien que le rayonnement de Brain Damage ait dépassé les limites de l’hexagone les deux artistes restent très proches de la scène française avec des sorties sur les labels Hummerbass ou Jarring Effects, au total on les retrouve sur pas moins de 18 compilations en France.

Depuis 1999, Brain Damage a produit 12 EP/albums sans pour autant se répéter, de sombre à atmosphérique, de revendicatif à poétique, la longévité de leur projet musical est sans aucun doute due à cette capacité de se réinventer.

2011 aurait pu marquer la fin du groupe avec le départ du bassiste, mais Martin Nathan décide de continuer solo. Une nouvelle fois Brain Damage multiplie les collaborations avec High Tone (2011), Sir Jean (2012), Vibronics (2013), ou encore avec des légendes du Reggae jamaïcain comme Horace Andy, ou Willi Williams…

 

Bonsoir, alors pour commencer cette interview, une petite question qu’on pose souvent : qu’est-ce que tu penses du projet Le père Noël est-il un rocker ?

C’est la troisième fois qu’on participe à ce projet-là. Les équipes changent mais apparemment le projet reste le même. C’est plutôt une bonne initiative. Après j’ai pas trop les tenants et les aboutissants du montage de l’histoire, de comment ça se passe exactement, mais en tous cas l’idée est bonne.

 

Je ne t’ai jamais vu en live, mais je m’attends à quelque chose d’assez énergique comparé à tes productions qui sont plus calmes, plus roots. Je sais que t’aimes bien les visuels dans tes lives aussi. Du coup je me demandais quelle dimension le live apporte à ta musique ?

Je pense que t’as pas trop mal résumé le truc. T’as toujours ces deux aspects chez pas mal d’artistes, c’est-à-dire que les prods en studio sont en général boostées sur scène. C’est souvent le cas, c’est également et je dirais même particulièrement mon cas. Je peux l’expliquer dans le sens où les prods je les fais dans mon propre studio chez moi. Je prends le temps de les faire, c’est très cérébrale. J’essaie des nouveaux trucs, ça me plaît, ça me plaît pas… J’essaie de prendre du temps, de réfléchir, d’intellectualiser un peu les choses. Et puis après j’essaie de planquer aussi un maximum de détails, parce que je sais que les gens seront amenés à écouter plusieurs fois (enfin je l’espère à chaque fois) les différents travaux sur lesquels je bosse. Le live évidemment (enfin on est un petit peu dans des lieux communs) c’est une confrontation plus directe, frontale. T’as une heure, une heure et demi et tout doit être dit dans ce laps de temps. En général ça joue quand même assez tard le soir, dans des lieux qui ne sont pas des auditoriums, donc j’ai tendance à aller plus rapidement au cœur du message. Donc c’est beaucoup plus basé sur l’énergie.

 

Tu as parlé d’un aspect cérébral dans tes prods. Tu t’appelles Brain Damage. Tu veux laisser une empreinte dans le cerveau de celui qui t’écoute ?

Pas spécialement… Le projet a commencé 1998-1999, donc ça commence à faire un petit moment. C’était une émission de radio Brain Damage au départ que j’animais grosso modo au début des années 90 sur une radio locale de Saint-Étienne. J’avais choisi ce nom (j’allais dire curieusement, mais pas forcément) par rapport à un morceau de Pink Floyd. Et c’est marrant parce qu’on choisit un nom un jour, nom que j’ai choisi de garder quand le projet a commencé parallèlement à la radio, et puis quasiment 20 ans plus tard, le projet est le même et le nom n’a pas changé. Du coup on s’invente après les justifications qu’on veut, ça colle plus ou moins…

Tu es décrit un peu comme le pionnier du dub française, du coup on se demandait d’où venaient tes influences et ce que tu faisais avant le dub ?

Alors l’un des pionniers, parce que j’étais pas tout seul. Y a toute une scène qui a émergé justement entre le milieu et la fin des années 90. Je pense qu’on avait tous peut-être des influences communes. Y en avait pas mal parmi nous qui avaient écouté du reggae tout simplement. Pour ma part c’était un peu différent, j’étais venu au reggae via mes influences plus punk-rock. C’est-à-dire que gamin j’écoutais plus de rock’n’roll et de punk. Y avait un rapprochement entre les jamaïcains et les anglais, ce qui s’explique par l’ex-colonisation et cætera et les relations qu’ont les deux territoires. Et j’étais assez vite intéressé par la collision qu’il y a eu entre ces deux mondes : entre les blancs qui faisaient effectivement du rock à l’époque et les jamaïcains qui ont insufflé là-dedans un soupçon de reggae. Les blancs s’en sont un peu emparé, y a eu plein de collaborations à l’époque. Donc moi je suis arrivé au reggae et au dub plus par-là, avant de savoir ce qui se faisait en Jamaïque. On s’est retrouvé à plusieurs de cette scène naissante à avoir un petit peu ce passif-là.

Quel regard tu portes sur la scène dub française actuelle ?

Je veux pas faire l’ancien, mais ça commence à faire suffisamment longtemps que je suis dans l’histoire pour voir la mouvance (en France en tous cas) évoluer par vague. C’est-à-dire qu’avant qu’on commence y avait eu quelques aventuriers dans les années 80 à faire deux, trois trucs, par exemple les Babylon Fighters, Dirty District, … Peut-être que les noms ne vous diront rien, parce que ça commence vraiment à dater. Mais c’est vrai que nous quand on est arrivés au milieu des années 90 on a constitué une vraie scène dub, dont certains des acteurs sont encore là, et qui a connu vraiment pas mal de succès notamment au début des années 2000. Puis ça s’est un petit peu tassé et c’est revenu là, y a eu un gros boom au niveau du sound system notamment. C’est-à-dire que les gens se sont aperçus que ce mode de diffusion les séduisait vachement. Je pense qu’ils ont récupéré toute une partie de la culture free party aussi, qui s’est un peu écroulée parce qu’ils ont été un peu pourchassés. Donc ça a séduit plein de gens, en même temps c’est marrant parce que y a pas mal des acteurs dont tu parles en ce moment qui se réclament de notre héritage. C‘est à dire qu’on a défriché le chemin. Du dub-steppa moi j’en ai fait, bah le premier morceau date de 99 grosso modo. Donc c’est vrai c’est marrant, moi je vois de producteurs super jeunes qui viennent me dire qu’ils écoutaient ça quand ils étaient gamins et que ça les a influencés dans ce qu’ils font maintenant. Donc y a une génération qui s’est renouvelée. Bon là maintenant ils arrivent avec plein de trucs, ils ont été influencés énormément par les anglais également au niveau du sound system avec Iration Steppas, Aba Shanti-I et ces choses-là. Donc on récupère le mélange de ces cultures, nous on y a mis notre patte, les anglais inévitablement continuent à la mettre et il se passe quand même pas mal de trucs en France.

Tu parlais de la patte tout à l’heure et c’est vrai que quand on écoute tes morceaux, on sait que c’est toi. Est-ce que t’arriverais à mettre des mots pour décrire cette patte ?

C’est vrai que c’est difficile. C’est un beau compliment, c’est l’une des choses que je préfère qu’on me dise je t’avouerais. Je suis en train de bosser sur le treizième album là et c’est vrai que j’arrive pas à faire deux fois la même chose. Voilà, j’aime la prise de risque, la mise en danger. J’ai tendance à m’emmerder quand je refais des choses que j’ai déjà faites dans un album précédent, ça me va pas. Donc c’est vrai que j’ai parfois sauté du coq à l’âne tout en restant sur une ossature dub, mais ça peut être très expérimental ou au contraire beaucoup plus roots, très anglais. Enfin y a eu plein de choses et à chaque fois le fil conducteur (à part le style dont on parle depuis tout à l’heure qui est le dub, plus ou moins identifiable dans mes prods) c’est ma façon de faire effectivement. Après pour définir ça c’est difficile… Tant mieux si les gens l’entendent. Là c’est un peu les avis extérieurs que je vais donner : y a un espèce de rigueur, une manière d’intellectualiser les choses au départ, de me fixer des cadres, de fixer parfois des concepts pour chaque travaux, de dire « bon cet album sera comme ça, celui-là comme ça, etc. », de s’y tenir. J’ai des espèces de grilles dès le départ à chaque fois qui me poussent à tourner autour et pas trop en sortir. Ça m’aide, j’aime bien ça. Et ça doit se ressentir au niveau des prods, il doit y avoir une manière de faire et une envie qui est toujours là.

Justement ces grilles est-ce que tu peux m’en dire un peu plus ?

Oh bah je peux te donner des exemples, y a eu l’album qui s’appelait Short Cuts, où on avait décidé très tôt qu’aucun morceau ne dépasserait deux minutes. Au départ on s’est dit « tiens on va faire ça », ce qui est très atypique dans la cours dans laquelle on est (que ce soit celle du dub, de la musique électronique, et cætera) où on est beaucoup sur des choses répétitives, étirées, des remixes… On s’est dit : on va essayer de pas faire ça, de rester sur deux minutes et de tout dire en deux minutes à chaque fois. Y a 24 morceaux sur l’album. Déjà c’est assez intéressant de faire ça, parce que tu te dis « j’ai des idées, mais je les développe pas ». C’est marrant parce que le carcan libère parfois. On a l’impression que c’est restrictif, mais en fait non. Et y avait tout un discours autour de la vitesse à laquelle on va dans la société où tout est de plus en plus rapide (les réseaux sociaux, les pubs à la télé, …). La durée de vie d’un album c’était deux ans jusque y a pas si longtemps, maintenant c’est à peine un an, les gens passent tout de suite à autre chose… Donc voilà c’était un exemple de grille qu’on s’était donnés au départ, pour se donner un espace de création et communiquer un message en même temps. Je peux t’en donner un autre, avec Steve Vibronics, où on avait décidé de faire un album ensemble (et quatre EP, y a eu même un album live et une tournée qui a duré deux ans). Là le canevas c’était : parler d’un fait historique (on travaillait avec un chanteur qui s’appelait Madu Messenger et qui lui-même était spécialiste de cette période) qui est la condition des soldats des empires coloniaux anglais et français pendant la première guerre mondiale.

Tu as fait plein de collaboration que ce soit avec Hightone, Steve Vibronics, voire même Alpha & Omega au début. Comment arrives-tu à t’adapter à tous ces styles tout en gardant ton univers ?

On sait pas forcément ce que ça va donner au départ quand on fait appel aux gens. Alors j’ai bien une petite idée, je vois par rapport à ce qu’ils font. Y a des trucs que je refuse aussi et des gens qui ont pu refuser des propositions que j’ai faites. À partir du moment où on se met d’accord, bah on prend un risque de toute façon, on sait pas si ça va coller, mais c’est ça qui est marrant. Après faut parler, faut prendre des décisions. Moi au niveau de style de toute façon le mien est toujours mouvant donc on essaye de coller. C’est ça qui est intéressant, on essaye de prendre ce qui nous plait respectivement chez l’un et chez l’autre. Jusque-là j’ai pas été déçu, à chaque fois on a réussi à trouver un terrain d’entente. On arrive subtilement à évincer quelques trucs qui plaisent pas forcément aux uns et aux autres et à trouver un terrain commun suffisamment important pour pouvoir en un minimum de temps parfois arriver à faire des choses intéressantes.

Je voulais un peu revenir sur la scène française du dub. On parle souvent de french touch pour ce qui est de la musique électronique, est-ce que y a cette même french touch dans le dub ?

C’est un peu délicat, parce que je voudrais pas parler comme un vieux con… Il me semble qu’elle était plus évidente au début des années 2000. Ça s’explique très bien parce que c’était – sans dénigrer ce qui se fait actuellement, c’est d’autres énergies, c’est autre chose – quelque chose de nouveau. On venait d’arriver sur un terrain vierge. Ça avait pas été fait encore et ça a été fait à la française, dans le sens où c’était des musiciens qui sont montés sur scène. Alors ça n’a pas été forcément mon cas, parce que j’étais juste avec un bassiste, mais c’était vu comme du live. C’est des groupes de live qui sont montés sur des scènes. On a pu le faire parce que en France au milieu des années 90, début 2000, y avait déjà des salles, des SMAC [scènes de musiques actuelles, N.D.L.R.], l’intermittence, ce qui fait qu’on a pu se permettre de faire cette musique là en partant avec des formations guitare, basse, batterie. Et ça, ça a donné un truc qui a duré 10-15 ans grosso modo et qui était unique au monde, tout simplement. Parce que personne n’avait pu avoir les moyens de s’emparer de cette musique-là ailleurs. En Angleterre, c’est tellement ultra libéral depuis des années que t’as pas pour des groupes de notre niveau (parce qu’on est pas des superstars, ça reste artisanal) l’équivalent des salles qu’on a ici. Ils ont pas l’intermittence, donc voilà, ils peuvent pas avoir des crews aussi importants, notamment des techniciens. Donc eux ils ont développé autre chose, notamment le sound system anglais. Parce que bien sûr il y en a, évidemment, mais c’est déjà que t’as un gros pied dans le business et cætera et puis y a des chances que ça dure deux ans aussi par contre. Donc ouais à ce moment-là y avait pour moi une french touch dans le dub. Maintenant c’est vrai qu’on a tendance (et je trouve ça dommage) à presque arriver sur le modèle anglais. C’est-à-dire que y a moins de thunes, y a moins de gens, y a moins de tout (après ça au niveau sociétal c’est vrai partout, à tous les niveaux) et donc du coup y a un petit nivellement entre guillemets par le bas. C’est-à-dire qu’on se retrouve avec des gens avec des ordis qui font des lives. C’est très bien, je le fais aussi. Donc y a pas de soucis, mais les gens ne se déplacent plus avec de ingénieurs du son, des éclairagistes, des … Y en a quelques-uns qui le font encore, mais y a une énorme scène sound system où ça du coup c’est complétement gommé. Moi je regrette un petit peu les groupes en live avec toute l’armada et cætera, des groupes à 10-12 sur la route parce que tout le monde a son poste. Je défends ce côté, même si je suis tout seul parfois sur scène, ça reste un live, j’ai l’impression de jouer comme un groupe de rock que j’écoutais quand j’étais gamin grosso modo quoi.

Ta carrière c’est quand même 17 ans et douze albums. Tu es parfois en train de travailler sur ton nouvel album alors que t’es encore sur la tournée précédente. Est-ce que tu te décrirais comme un producteur hyperactif ?

[Rires] C’est ce qui je suis en train de faire en ce moment… Ouais apparemment je tiens pas en place, j’ai du mal à ne rien faire. J’ai la chance d’avoir des partenaires qui bossent avec moi, une maison de disque qui me suit sur tous mes projets. Donc je leurs dis « ouais j’ai envie de faire ça, etc. » et eux ils suivent et ils me demandent pas de garantie ou quoi que ce soit. Tant que y a des gens qui sont prêts à m’aider à sortir mes albums (financièrement, au niveau de la logistique), que y a des gens qui sont là pour les écouter, les acheter et tant que moi de mon côté j’aurai des trucs à dire, des idées, je crois que je vais continuer sur ce rythme. Après c’est un peu chaud de toute façon, je te cache pas que y a quelques coups de fatigue parfois.

Comment tu expliques la longévité du projet ?

Je pense que ça joue, le fait que ce soit en permanente évolution. Parfois j’ai sorti des trucs… Quasiment à chaque fois que je fais un nouvel album je perds la moitié du public. Mais à chaque fois y a des gens qui vont dire « ah mais là c’est beaucoup trop roots », « quand c’était plus électro c’était mieux » ou alors « nan mais attend à un moment ça tapait, y avait du BPM, y avait du pied, c’est passé où ça ? »…

Ce treizième album, tu as déjà une date de prévue ?

Ouais c’est déjà prévu… C’est déjà prévu pour dans un an. C’est-à-dire que là y en a un qui est sorti y a trois semaines (la version dub de l’album jamaïcain) et le jour même de la sortie j’ai eu la confirmation de l’artiste avec qui j’avais prévu de bosser sur le prochain album. Artiste dont hélas je ne peux pas vous dire le nom, c’est encore un tout petit peu tôt. Il m’a dit qu’il était ok etc. Donc c’est parti.

En parlant de tes derniers albums, un an après la sortie de « Walk the Walk » tu as sorti « Talk the Talk ». Ça semble être un album important pour toi, d’autant plus qu’à cet album vient s’ajouter un documentaire. C’était une idée que t’avais eu avant d’aller en Jamaïque ou ça s’est fait sur le moment ?

 

Alors j’étais parti avec un vidéaste, donc y avait déjà une idée d’image derrière. Alors autant j’aime bien prendre des décisions au départ comme je l’ai dit tout à l’heure, autant les seules décisions avant de partir en Jamaïque c’était d’abord de faire une couleur un peu plus roots sur l’album et d’aller bosser avec des chanteurs là-bas, de me concentrer sur une génération spécifique qui est celle de l’âge d’or du reggae dans les années 70-80 et de leur proposer comme thème de me parler de leurs années de petite enfance. Je voulais pas spécialement qu’ils me parlent de leur carrière ou de choses qu’ils avaient déjà eu l’occasion d’écrire plein de fois. Après avec qui bosser ? À quelle date, quelle heure ? Je connaissais juste où, parce que j’ai été aidé par un ami jamaïcain qui s’appelle Samuel Clayton et qui m’a ouvert les portes là-bas, parce que lui connait tout le monde et il a un énorme carnet d’adresses. Sam m’avait quand même conseillé (m’avait même invité très fortement) à venir avec un vidéaste. Il a pas eu à me le dire 50 fois. Il m’a dit « tu vas voir là-bas, il se passe plein de choses etc. » et effectivement j’y suis allé avec un vidéaste sans qu’on sache vraiment ce qu’il allait faire et quel format allait revêtir le résultat final de ce qu’il a pu filmer. Ça s’est super bien passé, on a bossé avec cinq artistes, j’ai fait les versions dub derrière. Les deux albums sont sortis, on a tourné, on a fait venir l’un des Jamaïcains en France. Enfin il s’est passé plein de trucs et le vidéaste parallèlement a monté son truc qui dure 50 min. C’est un mélange, grosso modo, de making of d’album et de mini conversations, de mini-interviews entre Sam Clayton et les cinq légendes avec qui on a bossé. Vu que c’est Sam et qu’il est ami avec eux ils sont en confiance et racontent des trucs qu’ils ont pas forcément racontés à tout le monde. Y a quelques anecdotes assez poignantes, notamment sur leur jeunesse.

Alors à La Nordisque on aime bien les découvertes, du coup est-ce que t’aurais un nom d’artiste de dub, que t’as découvert récemment et qui te plaît beaucoup ?

Alors c’est marrant parce que ça commence à dater vraiment, mais le dernier énorme coup de cœur moi au niveau du dub, le dernier événement tectonique de l’histoire du dub s’est produit y a déjà pas loin de 10-15 ans en Allemagne avec les mecs de Rhythm and Sound. Si vous êtes branchés électro vous avez peut-être déjà entendu parler de ça, c’est la scène berlinoise qui se sont mis à faire du dub à cette époque-là avec Maurizio aussi. Dernière grosse innovation au niveau du dub. Pas qu’on soit tous en boucle depuis, il se passe des trucs. Mais c’est ceux qui ont poussé le truc le plus loin. J’invite les gens à aller voir.

 

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