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Nous avons eu l’occasion de rencontrer le Feini-x-Crew après leur première partie du festival Le Père Noël est-il un rocker ? Pendant près d’une heure les deux frangins nous ont parlé d’eux, de leur carrière, du mouvement hip-hop en général !

Pour commencer, comment ça s’est passé ce soir ?

Steufeunking : C’était cool ! En plus, c’était la première fois qu’on jouait au Splendid et pour le Perno. On avait déjà fait deux tremplins pour le Perno et on espérait un jour y jouer. Et la on nous a appelé directement !

On en profite pour vous poser la question alors : vous avez plus de fierté à être programmé directement ou à gagner un tremplin ?

S : Programmé direct ! Les tremplins on aime les faire mais ça fait toujours plaisir d’être appelé directement pour un concert. EN 2014 pour le tremplin du Perno, c’était à la cave aux poètes je m’en souviens encore, il y avait une ambiance de malade !

C’était quoi votre plus grande scène ?

Al20 : En terme de salle c’était Le Transbordeur à Lyon. Mais en festival on a fait les Nuits Secrètes où il y avait 10.000 personnes !

Waouh ! Ça doit être impressionnant, pas de trac ?

A : Ben en fait ça fait l’effet inverse, au départ tu as peut-être un petit peu le trac mais de voir tout se monde face à toi ça te porte, tu oublies vite le trac !

S : Il en a tellement oublié le trac, qu’au premier morceau alors que c’est moi qui rappe en premier normalement il s’est mis à rapper en même temps que moi (rire) il était déjà avec son public !

De quel artiste êtes-vous le plus fier d’avoir fait la première partie ?

Ensemble : Mobb Deep à Lyon ! A la fin Mobb Deep a invité tous les mecs qui étaient en loge à monter sur scène pendant qu’ils faisaient leur classique ! C’était dingue à ce moment là!

A : C’était bizarre de faire la première partie de ce groupe, on s’est senti comme des fans avant tout ! Et puis avec Mobb Deep tu ressens toute l’énergie, tout leur vécu et tu te rends compte que c’est vraiment quelque chose d’indescriptible.

A mon sens vous êtes vraiment un groupe de scène – c’est la deuxième fois qu’on a la chance de vous voir -, c’est toujours impressionnant l’énergie que vous dégagez, ça sort d’où cette énergie ?

S : Au départ quand on s’est mis à rapper on a voulu enregistrer mais on n’avait pas les moyens pour le faire. Alors le seul moyen de partager notre musique et de toucher un public c’était la scène. Au départ je ne rappais pas avec mon frangin mais avec des potes Et dès nos premières scènes on a eu des retours positives, donc je n’ai jamais lâché. Maintenant, avec mon frère on a les mêmes influences, le même regard sur la scène donc c’est plus facile.
A : Le fait qu’on ait pu voir les mêmes concerts qui scéniquement nous ont marqué, ça nous a donné envie de retransmettre la même énergie. Je pense à Saïan, Kool Shen, Busta Rhymes – c’est des trucs qui m’ont vraiment marqué. Quand je viens sur scène, c’est un peu cette énergie là, cette idée-ci de la scène que j’essaie de transmettre.

Le jeu de scène vous le travaillez ou c’est plutôt naturel ?

S : C’est plus ou moins travaillé. On est frère donc on a peut-être une connexion un peu bizarre. Des fois on est en répète on se lâche et la on voit des mouvements que l’on fait ensemble ou des réactions communes sans que l’on se soit concerté. Il y a des automatismes mais des fois on est synchro sans s’en rendre compte. Une fois un pote nous a filmé et nous a montré la vidéo et là on s’est regardé genre « t’as vu ce que l’on a fait en même temps » alors que l’on ne fait pas attention sur scène.

On la sent cette alchimie sur scène
A : Ce qui joue c’est qu’on a la même manière d’écouter le son donc certains mots ou flows vont susciter chez nous le même mouvement.

Qui rappe le mieux entre vous deux ?

A : Je ne peux pas répondre c’est mon grand frère ! Je rigole mais je suis toujours impressionné par son angle de vue et sa manière de rapper, moi je vais plus aller dans la folie lui il est plus terre à terre c’est son côté grand frère peut-être !

S : On est complémentaire en fait !

Remontons à vos influences, vous êtes plus rap américain ou français ?

A : Je dirai qu’au niveau des sonorités je suis plus dans l’influence du rap américain parce que le rap américain a plus de groove, on ressent tout l’héritage de la black musique américaine. Mais au niveau des textes c’est le rap français puisque à l’époque j’écoutais le rap américain sans vraiment le comprendre. Donc pour bien écrire il m’a fallut m’inspirer des rappeurs français.

Quels rappeurs français vous ont influencé ?

A : J’ai écouté du Oxmo, Busta Flex

S : Solaar, Oxmo, Doc Gynéco. C’est d’ailleurs avec lui que j’ai commencé à me mettre dans le bain du rap. Puis très vite j’ai essayé de me détacher et d’avoir mon propre style. De manière générale c’est le rap des années 90 qui nous a influencé et ça se ressent dans notre musique. D’ailleurs c’est marrant parce qu’on nous dit souvent qu’on a un rap old school et en même temps actuel, on n’a jamais cherché à faire un truc old school et en même temps actuel (rire) mais au final quand on nous fait ce retour : on est très heureux. Ça rappelle un peu l’époque avec quelque chose de nouveau, tant mieux.

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Et en terme de flow ?

A : Pour moi Busta Flex, c’est l’une des premières claques que je me suis prise et j’ai trouvé que c’était au niveau du rap américain. Il y a aussi Ol’Kainri, Danny Dan c’est ce genre de flow que j’aime bien.
Actuellement, certains rappeurs ont des flows inédits que je trouve intéressant – il faut toujours rester à jour.

C’est vrai que les flows ont évolué

A : Oui c’est un nouveau style de rap, avec de nouvelles rythmiques, donc il faut s’adapter et trouver de nouveaux flows.

Du coup, la scène rap actuelle vous en pensez quoi ? Vous faites partis de quelle catégorie : ceux qui apprécient le changement de style ou ceux qui pensent que c’était mieux avant ?

Même si en tant que rappeur aujourd’hui vous ne pouvez pas vraiment dire ça ! (rires)

A : C’est sur que j’aimais bien ce qu’il se faisait avant. Aujourd’hui, je suis dans une position de laissez-faire, je laisse les autres y aller et j’observe. Je n’ai pas envie de suivre une mode. Mais i il y a des choses positives dans ce renouveau, musicalement il y a quelque chose d’intéressant. En plus quand j’écoute certains nouveaux morceaux de rap je retrouve ce qu’est le Hip-Hop au niveau des textes. Donc je n’ai aucun problème avec la scène actuelle.

F : Il y a du bon et du moins bon. Le problème avec la Trap c’est que c’est vraiment du copié-collé du rap américain et c’est dommage. Il ne faut pas oublier que ce qui a fait le succès du rap français c’est qu’à un moment on a francisé le rap, on a imposé notre style. Il y avait des ambiances particulières, à Marseille par exemple c’était le piano-violon. Maintenant on retrouve trop d’équivalent du rap américain dans le rap français.

A : C’est vrai. maintenant il m’arrive d’écouter des rappeurs français trouver ça bien et puis découvrir un rappeur américain qui l’avait déjà fait et là je me dis « oui, c’est bon j’ai compris ».

S : Après le rap c’est devenu un business. Les rappeurs cherchent le buzz, ils pensent avant tout à leur carrière. La Trap ça ne vole pas bien haut, il y a beaucoup d’énergie c’est vrai mais avant il y avait plus de profondeur. Je ne suis pas sûr que dans dix ans on réécoutera les morceaux d’aujourd’hui, alors que le rap des années 90 a laissé énormément de classiques.

Aujourd’hui il y des rappeurs que vous aimez bien ? Dont vous attendez les sorties ?

S : Moi j’attends beaucoup le dernier Jul (RIRES!)

A : J’écoute de moins en moins de rap en fait mais j’ai écouté comme tout le monde le dernier Kendrick qui m’a mis une claque, J. Cole aussi m’a mis une claque. Le dernier Bada$$ j’ai bien aimé mais déjà beaucoup moins. En France j’ai bien aimé le dernier Nekfeu.

S : Nekfeu je trouve qu’il a réussi une bonne synthèse : il a réussi à sortir de l’étiquette old school/ new school, il a dépassé ça. En plus, il a le flow tout terrain

C’est marrant parce qu’il y a plein de sorties mais c’est toujours les mêmes qui ramassent au final.

A : En fait il y a tellement de choix que ce n’est pas évident de suivre quelqu’un et d’y rester accroché.

 

Vous avez évoqué plusieurs fois l’esprit du hip-hop, ça représente quoi pour vous le Hip-Hop ?

A : Le Hip-hop pour moi c’est une culture bien sûr mais aussi une musique, digne héritière des musiques noires américaines. Mais c’est un style qui peut s’ouvrir à tout le monde. Tu peux aller dans n’importe quel pays et trouver des personnes qui écoutent du Hip-Hop, qui en font et avec qui tu peux te comprendre. C’est une vraie culture avec une vraie identité qui se propage à travers le monde, ça permet à plein de gens de se retrouver et d’avoir les mêmes sensations

Cet été j’ai été en Hongrie pour un atelier avec d’autres artistes européens et à un moment on s’est mis à freestyler et malgré l’incompréhension de la langue il y avait quelque chose qui se passait, une énergie qui se transmettait.

Le Hip-Hop est-il nécessairement une musique de lutte ?

S : C’est de là qu’est partie cette musique mais elle a évolué. Si tu fais attention c’est un peu ce qui se passe avec tous les genres : le Rock, le Blues, le Jazz.

A : Il n’y a pas que de la lutte dans le rap, c’est son essence mais le Hip-Hop ne se limite pas à ça.

S : Malgré le temps on est toujours en lutte en quelque sorte. Regarde par exemple le rap ne passe que sur une seule radio, au niveau de la médiatisation les artistes ne sont pas traités de la même manière que d’autres artistes de variété. Il y a toujours une lutte quelque part, parce que c’est une musique qui peine encore à être considérée comme les autres musiques. Après est-ce nécessaire ? Parce que souvent quand un mouvement est récupéré par les médias il est totalement dénaturé.

A : Le hip-hop c’est un peu un mode de fonctionnement dans lequel c’est la débrouille qui compte. C’est un mouvement culturel dans lequel tu te démerdes, tu fais avec ce que tu as même si tu n’as pas grand-chose.

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Comment vous définiriez votre rap ?

S : Je ne sais pas, c’est peut-être pour ça qu’on a appelé notre album O.V.N.I. parce qu’on arrive jamais à nous classer. On fait un peu de tout, des morceaux conscients et en même temps des morceaux un peu plus légers.

A : On rappe comme on est. C’est notre personnalité qui s’exprime à travers notre rap. C’est pour ça que notre rap ne ressemble pas à ce qui se fait ailleurs.

Si je vous dis que vous faites un rap à la fois dansant et conscient vous en pensez quoi ?

Ensemble : Ouais ça marche !

Comment ça se passe votre processus créatif ? Vous écrivez ensemble ou chacun dans votre coin ?

S : Aujourd’hui c’est Al20 qui est à la prod, ce qu’on fait c’est qu’on se retrouve il me fait écouter un peu ce qu’il a fait, on bloque sur un son et de là on se donne un thème. Puis chacun repart, on gratte chacun de notre côté et on ne met en commun que le jour j en studio. Il y a en général très peu de retouche

A : On sait que l’autre peut taper haut donc on essaie d’être à la hauteur en écrivant. Le rap est un art oral, il faut que ce que je rappe soit compris des autres et accroche le public de par la formulation. Moi, quand j’écris, j’imagine toujours une personne en face de moi.

S : En studio quand on découvre le texte de l’autre, il y a une petite adrénaline ! On sait qu’il va se passer quelque chose. Il ne faut pas oublier que le hip-hop est une joute verbale, c’est à celui qui va sortir le meilleur couplet.

A : C’est d’ailleurs l’idée de me confronter aux autres qui m’a poussé à rapper!

Ça fait combien de temps vous rappez ?

A : J’ai commencé en 2004/2005.

S : J’avais 14 ans quand j’ai commencé à écrire. Mais la ou je me suis réellement mis dedans c’était en 2006 quand on a monté le crew et en 2009 on a fondé le Feini-x-Crew officiel.

Est-ce que vous ne vivez que de votre musique ?

A : Non, je suis assistant d’éducation dans un lycée et à partir de janvier je commence une formation de musicien avec des activités parallèles au groupe. Je suis aussi membre d’un groupe de Soul musique et je donne des cours de chant dans un programme scolaire du côté de Maubeuge.

S : Je suis chargé de communication au sein d’une association (secteur 7) à Maubeuge qui se charge de la culture urbaine. Mais on se professionnalise de plus en plus, depuis deux/trois ans on fait beaucoup plus de scène et aujourd’hui on se paie même le luxe d’avoir un tourneur.

Quel objectif vous poursuivez avec le Feini-x ?

S : Bien sûr, secrètement chaque artiste a ce rêve de vivre seulement de sa musique. Après on reste réaliste, on sait d’où on vient et que le chemin est long avant d’y arriver ! Il ne faut pas oublier que l’on vient de Maubeuge, notre premier challenge c’était d’être un des meilleurs groupes de Maubeuge, une fois cela fait (rire) on s’est dit qu’il fallait qu’on parle de nous sur Lille, on a fait des tremplins qui nous ont donné une exposition et permis de tourner dans la Région. Ensuite on a gagné en 2013 le Buzz Booster* qui nous a permis de faire des festivals hip-hop dans toute la France

Aujourd’hui je suis super heureux du succès du groupe, mes espérances sont déjà dépassées le reste ce n’est que du bonus.

A : Le mieux ce serait que notre musique soit écoutée par le maximum de personne ! Avec O.V.V.N.I. on a sorti ce projet en donnant le meilleur de nous mêmes et on a charbonné pour le promouvoir mais maintenant le rayonnement de cet album ne dépend pas que de nous ! Tant que nous on fait notre maximum sur scène et en studio ça me v.

S : Les retours positifs à chaque fin de concert ça me motive à continuer.
A : C’est vrai que les retours positifs à chaque fin de concert ça nous met dans la tête que c’est possible de rayonner encore plus et qu’il faut qu’on se donne encore plus et que ça finira peut-être par arriver. Le jour où on nous dira « bon les gars vous êtes un peu dépassés » peut-être que là on songera à se recycler (ou on sera encore plus motivé pour leur mettre une claque musicalement parlant).

Qu’est ce qui vous a poussé à prendre le Mic au départ ?

A : Je pense que je m’ennuyais (rires), en fait j’ai toujours aimé écrire des chansons pour m’amuser et à un moment on m’a offert un album de Busta Rhymes et j’ai adoré. J’ai eu l’impression de pouvoir le faire et de pouvoir être bon là-dedans. C’est motivant de faire quelque chose dans lequel tu penses pouvoir être bon.

S : Au départ c’était pour les filles ! (rires) Je me souviens j’avais 12 ou 13 ans, j’étais dans un centre aéré et j’avais des potes qui s’étaient mis au rap et il y avait tout le monde autour d’eux et la je me suis dit « ah bon! ».

Le fait de voir des personnes dans mon entourage rapper m’a poussé à me dire que moi aussi je pouvais le faire.

Pour vous c’est important d’essayer de faire rayonner Maubeuge ?

S: Les gens aiment bien à Maubeuge notre « réussite » et pour nous c’est important de représenter l’endroit où nous sommes nés et d’en être fier. Surtout que dans le rap les personnes viennent de Paris, Marseille, Strasbourg etc… mais Maubeuge..!

Je rêve de vous poser une question : qu’est ce que vous pensez de Booba ?

A : Il m’amuse beaucoup clairement. Après musicalement je n’ai jamais eu envie d’écouter Booba parce que je n’adhère pas à son discours mais au niveau du divertissement il est très fort.

S : Ce que j’admire chez lui c’est son côté précurseur ! Au départ il ramène de nouveaux trucs et on se dit « qu’est-ce qu’il fait » mais à la fin ça marche et les autres finissent par le copier. Même son dernier son un peu « zouk » ça a fait un buzz monstre !

Lui son but c’est d’être le meilleur, peu importe l’époque. Je ne suis pas en phase avec le discours mais il est fascinant. Il est l’un des rares à savoir se renouveler, avec Lunatic il a fait des classiques et aujourd’hui il continue de rivaliser avec des jeunes. En plus, il ne faut pas oublier qu’il est chef d’entreprise.

 

Pour conclure l’interview on va vous poser quelques questions un peu décalées.

Dernier achat avec votre carte bancaire ?

 A: Un ticket de train ! Il était cher en plus, pour moi c’est fini la carte 12-25 !

DJ : Une table de mixage pour 1800 euros ça m’a fait mal !

S : De l’essence

Si vous deviez être bloqués dans un ascenseur avec une Popstar vous choisiriez qui ?

 A : Rihanna pour son tube « Bitch better have my money »

S : Adèle ! (Rires)

DJ : Shy’m juste parce que j’ai vu sa vidéo hier, elle a voulu slammer dans le public et le public s’est barré ! (rires)

Votre dernière grosse cuite ça a donné quoi ?

 A : Je n’ai jamais été saoul au point de faire n’importe quoi. Par contre en Hongrie j’ai bu un alcool très fort la Palinka, un shoot et j’ai craché du feu !

Dj : C’était il y a deux semaines et comme souvent j’ai fini à 5h dans une boite de merde !

S : C’était il y a longtemps en Espagne je suis sorti avec des collègues et la j’ai fini par m’endormir sur un banc ! Il faut dire que d’habitude je ne bois pas beaucoup d’alcool.

Je vais te présenter une petite situation et tu me diras quel son tu mettrais si cela t’arrivait.

Alors, imagine ce soir ça part en grosse cuite et demain matin tu te réveilles et tu n’es pas très bien, tu vas devant le miroir et là tu te rends compte que tu es blanc ! Que tu as toujours été blanc et que toute ta vie tu t’es convaincu que tu étais noir mais en fait non, tu as toujours été blanc !

A : Black or White de Mickael Jackson ! (Il se met à chanter)

DJ : Pour le jeu de mot tu aurais pu mettre un petit Barry White

Un petit freestyle pour la route

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On remercie le Feini-x pour ce super concert et pour leurs réponses chaleureuses ! On leur souhaite un maximum de chance pour la suite de leur carrière parce qu’ils le méritent et nous conseillons à tous d’aller les voir en concert, la tournée pour leur album O.V.V.N.I (sorti le 6 avril) continue en 2016.

*Le Buzz Booster est le plus grand tremplin pour les groupes hip-hop français

Crédit photos Homard Payette


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