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Qu’est-ce que Flume, James Blake et Hardwell ont en commun ? Vous avez trouvé ?… Toujours pas ?…

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Ce sont tous à l’origine des « bedroom producers » ! Et oui, avant de fouler les plus grandes scènes et d’avoir leur nom en tête d’affiche, ces artistes ont commencé seuls dans leur chambre. Ils inspirent aujourd’hui toute une génération qui rêve de suivre le même parcours. Mais d’où vient cette tendance ? Et surtout, a-t-elle de l’avenir dans une industrie musicale toujours plus fermée ?

Un petit retour dans le passé s’impose ! Nous sommes au début des années 2000, l’internet se démocratise et et les logiciels de MAO* aussi. Ces derniers ne sont plus réservés aux studios d’enregistrement et commencent à fleurir sur les bureaux d’ordinateurs. Logic, FL, Ableton, autant de noms de DAW (Digital Audio Workstation, c’est-à-dire des logiciels de MAO) qui donnent désormais la possibilité à tous de créer sa propre musique à un coût raisonnable. La nouvelle génération n’attend pas et s’empare de ces logiciels (illégalement) pour composer leurs sons. Arrive ensuite les plateformes de streaming telles que Myspace, plus tard Soundcloud et Youtube, qui permettent de partager sa musique et de se créer une fanbase. Pour résumer, les jeunes producteurs de musique peuvent maintenant créer librement puis envoyer directement leur projet à leur audience.

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On peut donc dire que depuis l’an 2000 c’est l’ère du Do It Yourself en matière de musique. Cette vague est le résultat des plusieurs facteurs. D’abord, la facilité que procure internet pour diffuser sa musique. Également, la volonté d’être maître de son projet au niveau du temps et du contenu. Enfin, c’est la possibilité d’avoir un retour sur investissement plus conséquent. Bref, le producteur a changé de visage : aujourd’hui il est aussi interprète, DJ, ingénieur du son, et même entrepreneur. Et cette tendance ne cesse de se confirmer comme l’a prouvé Chance The Rapper en choisissant de ne pas signer sur un label ou encore Frank Ocean qui a sorti son dernier album Blond(e) indépendamment. La publication d’Endless quelques jours avant Blond(e) était en réalité un moyen ne ne plus être lié à Def Jam car il ne lui restait plus qu’un album à sortir sur ce label. Mais bien sûr tout cela représente beaucoup de travail pour une personne (ou un petit groupe), et ça les nouveaux labels l’ont compris. Par exemple, Soulection, Future Classic ou encore Roche Music proposent aux artistes de s’occuper de la distribution de leur musique sur les réseaux et d’organiser des dates de concert. Les artistes peuvent de ce fait dédier plus de temps au processus créatif.

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Ainsi, les années 2000 marquent l’entrée dans l’ère des producteurs de musique passionnés et indépendants. Cette stratégie, qui semble se généraliser, est bénéfique sur le long terme car ils disposent de plus de liberté. C’est un moyen pour les artistes de montrer leur potentiel et de se créer des opportunités dans une industrie musicale où il est difficile de se faire une place.

 

 

 

Jean-Paul

Note – *MAO : Musique Assistée par Ordinateur. Ce terme signifie créer sa musique avec un ordinateur comme centre de son studio. Les logiciels de MAO permettent principalement de s’enregistrer, d’éditer de l’audio et de mixer/masteriser.

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