Ce que la Nordisque ira voir à Dour #1

Ce que la Nordisque ira voir à Dour

 

Les membres de la Nordisque vous indiquent les artistes qu’ils iront voir au Dour Festival et surtout pourquoi ils ne veulent pas les rater.

 

Côme :

Powell

La dernière fois qu’on avait vu Powell, le mec avait passé son temps à faire des fucks à son public, à nous inciter à faire de la merde, et à gérer des transitions plus délicates que l’arrivée d’un missile Predator sur une piste d’atterrissage syrienne. On sera donc bien sûr au rendez-vous Jeudi pour le voir continuer à effacer les lignes entre techno, punk et noise et faire chier Steve Albini en prouvant que la musique électronique peut encore être rêche et dangereuse aujourd’hui.

Alkpote

On ne sait pas trop pourquoi mais en plus d’Alkpote, l’équipe de Dour a choisi d’inviter la mauvaise parodie qu’est Lorenzo. Choisis ton camp camarade, de notre côté on sera devant l’aigle royal de Carthage à boire des bières et à répéter les « su-su-su-suce », « triple pute » et autres gimmicks du rappeur d’Evry.

AmenRa

Régulièrement, les mecs d’AmenRa passent retourner le sol à Dour sous la puissance de leur sludge metal aux accents post-hardcore. Il faut croire que le passage de la bande de Colin H. van Eeckhout est plus efficace qu’un engin agricole vu que le groupe courtraisien signera en 2017 rien de moins que son sixième passage au Dour Festival pour une prestation que l’on imagine déjà extrêmement intense.

Surgeon

Les années passent et Surgeon est toujours fidèle à lui même, à faire parler sa connaissance du hardware en t-shirt Burzum ou Coil ou surprendre continuellement son public par des choix toujours plus radicaux. L’anglais vieillit décidément comme un bon vin, et on a réellement hâte de le voir en live le dernier jour démonter son auditoire comme si de rien n’était.

 

Pierre :

Marie Davidson

Depuis ses Adieux au dancefloor, la jeune québecoise Marie Davidson enchaine les dates en Europe et en Amérique. Si sa boiler room à Berlin m’a envoutée durant 1h, c’est avant tout sur ses productions en anglais que j’ai craqué. Alors en attendant de la voir à Dour, je vous laisse découvrir le son qui me fait toujours fondre dans la playlist du J4.

Earl Sweatshirt

Earl avait à peine 16 ans lorsque Tyler et sa bande l’ont reperé. Et pour cause, son flow sombre marque. Du haut de ses 23 ans, il débarque à Dour cette année, et j’arriverai dans la plaine Machine à Feu juste à temps pour assister à son concert et me laisser porter par son rap à la fois mélodique et grave.

Nas

Je ne suis pas un grand fan des classements entre artistes. Je les trouve trop souvent contestables et incongrus. Pourtant, je ne trouve rien à redire à ceux qui placent Nas parmi les meilleurs rappeurs de tous les temps. Et j’ai hâte de découvrir ce que vaut en live cette légende du rap east coast à Dour.

Antal & Hunee

Je n’ai pas eu le temps de me remettre de la claque de leur B2B au Macki Festival, que déjà je retrouve Antal et Hunee à Dour. Enchainant pépite sur pépite, ils nous ont régalés avec un set disco-house de 3h. Ils mixeront tous les deux 1h30 sur deux jours, et autant vous dire que je serai au rendez-vous.

 

Cyril :

Henry Wu presents the Kamaal Williams Experience

Après avoir écouté leur collaboration en boucle depuis sa sortie en 2016, on a hâte d’aller enfin voir le duo Yussef Kamaal (Yussef Dayes aussi connu sous le nom de Henry Wu et Kamaal Williams) dans la chair samedi. Deux jeunes musiciens des banlieues Sud de Londres, leur album Black Focus est un condensé de jazz et de culture soundsystem anglais, mélangeant broken beat, house et funk, pour un résultat résolument british.

Lee Fields & the Expressions

Lee Fields est un dur à cuire. Ça fait depuis 1969 que le mec sort de la musique, et il n’a pas l’air prêt de s’épuiser. Depuis 2009, il fait équipe avec The Expressions, un groupe de soul américain avec lequel il a sorti quatre albums. Ensemble, ils marient soul et RnB à merveille, sans jamais passer pour des vieux schnocks. À découvrir jeudi à La Petite Maison Dans la Prairie.

The Gaslamp Killer

Ce qu’on aime avec the Gaslamp Killer, c’est ce côté hyper perché qu’on retrouve dans tous ses sons, et dans sa manière d’être. Cheveux d’homme des bois, démarche entre le hippie et le slacker, Gaslamp Killer fait partie de cette scène mythique des producteurs de Los Angeles des soirées Low End Theory, avec Flying Lotus, Daedelus, Nocando et compagnie. À défaut de visiter la Californie, Gaslamp Killer nous donne un petit aperçu de ce monde psychédélique souterrain.

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