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Vendredi est sorti le dernier album Two AM de Brock Berrigan. Qui ça (qui ça) ? Brock Berrigan, alias l’une des étoiles montantes de la scène underground hip-hop actuelle. L’homme qui se cache derrière un masque de coq est en effet un producteur et beatmaker new-yorkais on ne peut plus talentueux, qui s’est notamment fait connaitre sur SoundCloud il y a quelques années en étant élu « SoundClouder du jour ».  Depuis, il enchaîne les albums de qualité, Two AM étant son 9ème depuis 2011. Rien que ça. Beaucoup de ses fans utilisent le mot « sex » pour qualifier certaines de ses chansons, notamment pour celle-ci, celle-là ou encore celle-là. Ce à quoi le beatmaker répond avec humour : « je fais l’amour passionnément à chacune des chansons que je produis. Je suis ravi que les gens puissent l’entendre dans ma musique ».

Brock est un personnage hors du commun. Démonstration en trois points (rime) :

Brock est tout d’abord ce que l’on pourrait appeler un « adorateur de sons ». Passionné par les sons qui l’entourent, tout est matière à être intégré dans ses morceaux : il enregistre ainsi le bruit des voitures passer dans la rue, du papier qui se froisse ou encore de sa télévision. Mais Brock accorde surtout une place primordiale aux instruments dans ses compositions. Depuis son adolescence, il a accumulé une collection impressionnante d’instruments de toutes sortes qui jonchent désormais le sol de son appartement-studio, ou plutôt « Lab » comme il l’appelle : guitares, accordéon, piano, mandoline, trompette, basses, violon, saxophone, flûtes, micro korg, batteries, percussions de tout genre, bongos, shakers ou encore ukulele côtoient les innombrables canettes de bières qui recouvrent son tapis.

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De plus, Brock est un « imaginateur sans limite », à tel point qu’il compose tellement de morceaux qu’il lui est difficile d’en sélectionner pour ses albums. « Personne n’entendra jamais la plupart des choses que je fais », explique-t-il. Un nombre incalculable de chansons sommeillent ainsi dans son ordinateur en attendant leur jour. On comprend donc mieux la vitesse à laquelle sortent ses albums, un nouveau tous les cinq mois environ. Mais pour pouvoir atteindre cette cadence effrenée, Brock se donne à 200% dans la musique. Clope au bec et bière à la main, il passe des jours et des nuits entières enfermé dans son Lab à la recherche de nouveaux samples et écoute parfois des milliers de chansons par jour (!) pour trouver le beat manquant à sa nouvelle composition. « Il faut juste être patient » explique-t-il.

Enfin, Brock est un « classy motherfucker » comme il dit, un artiste plus qu’original. Outre l’excentricité de son personnage affublé d’un costume atypique, c’est avant tout un artiste humble et simple. À l’encontre de certains artistes qui recherchent à tout prix la notoriété, Brock n’a pour unique but que de faire profiter ses fans de sa musique. « On vit dans un monde tellement narcissique que la plupart des gens font deux beats et 30 ***** de photos d’eux ; je ne veux pas de ça ». C’est enfin un artiste à multiples facettes, qui compose principalement du hip-hop mais aussi du metal ou encore des ballades au piano. Il aime également aller à l’opéra écouter de la musique classique, une bouteille de Whisky glissée dans la poche, car quand il écoute un orchestre en live, «every sound echoes like a motherfucker ».

Mon top 3 :

Son nouvel album Two AM en intégralité :

Pauline


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