Trainspotting

« And the sign said long haired freaky people need not apply! »

Définitivement, ce sacré Danny Boyle sait jouer avec nos sentiments. Il en profite un peu, d’ailleurs, pour les martyriser en les tirant tantôt vers la peur, la mélancolie, l’humour, la trouille de chez trouille, et enfin l’angoisse (Slumdog Millionaire, 28 Weeks Later, 127 heures…). Trainspotting est un mélange, un peu dur à avaler, de tous ces registres, ce qui rend encore plus indispensable un accompagnement solide et cohérent. Et il exécute cet exercice avec classe et finesse. Beaucoup de rock, du Iggy Pop par-ci par-là, avec les très bien choisies The Passenger et Lust For Life. D’autres artistes renommés viennent parfumer l’ambiance : un Perfect Day de Lou Reed pour illustrer une abominable overdose d’héroine. Du New Order, du Bowie (Golden Years) et du Joy Division également, pour ne pas quitter les frontières d’Albion (a-t-il seulement fait exprès ?). Et puis un peu de brit-pop, avec Blur ou Pulp. Ca colle étonnamment bien à l’image, d’autant plus que les scènes parfois choquantes ne mériteraient, pour certaines d’entre elles, de n’être accompagnées que par des violons stridents à la Psychose. Boyle arrive même à nous coller le thème de Carmen de Bizet sur un voyage un peu dégoutant du personnage principal dans la cuvette des chiottes, (voyage qui finit, au passage, dans un champ de mines aquatique. Bref).

Bien évidemment, ce n’est pas juste qu’une belle bande originale, c’est un film puissant, parfois drôle, mais souvent dur. Si vous l’avez déjà vu, tant mieux. Sinon, essayez. Et si ça vous plait pas, y’a toujours le dernier American Pie.

Voici un petit mix de quelques scènes du film, défilant sur du Fat Boy Slim:

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