billypalmier

La magie d’Internet. La semaine dernière, alors que je navigue sur Facebook, j’aperçois un lien posté par une de mes amies virtuelles, un lien qui mène à un set d’un certain Max Graef, dans le cadre de Boiler Room. Étant un fan du concept, et sachant pertinemment que cette amie virtuelle a toujours de bons goûts lorsqu’il s’agit de musique, je ne clique pourtant pas : j’ai du travail, et puis de toute façon j’ai plusieurs albums « en retard » à écouter… Allez, tant pis, la curiosité me rattrape.

 Comme à mon habitude, j’aime à me balader dans le set avant de l’écouter en longueur. Je clique ici, et là, puis là-bas. C’est alors que vers la 34ème minute, un morceau, non sans me rappeler le duo anglais MAM, attire mon attention : une basse faite au Minimoog, un petit synthé à la « Get Down Saturday Night », une petite nappe house. Ça sent le funk par ici, c’est tout ce que j’aime.

Par chance, les commentateurs Youtube sont des fins connaisseurs et me permettent sans attendre de découvrir qui se cache derrière cette petite merveille : Billy Palmier.

Malgré la grande qualité de son set, je lâche alors Max Graef (que je remercie au passage pour cette découverte) pour le Soundcloud de Billy Palmier. Au programme : des sonorités chaleureuses, funky, électroniques, de la house et aussi un morceau plus lent au savoureux goût de hip-hop.

 Dès lors, un chiffre attire mon attention : 335. Followers. Quoi, seulement ??? Comment un producteur aussi talentueux peut avoir un nombre de followers aussi restreint ? Comment est-ce possible ? La notoriété virtuelle serait-elle inversement proportionnelle au talent ? (Je me garderai bien d’émettre un avis aussi manichéen).

 C’est là que la magie d’Internet opère. Bien sûr, il y a cette stupéfaction liée à ce chiffre. Mais elle cohabite avec le sentiment d’être un privilégié : la musique de Billy Palmier, est là, accessible au monde entier, et pourtant, seules quelques rares personnes, dont j’ai presque par hasard la chance de faire partie, suivent ce producteur d’une musique funky, ensoleillée, et elle aussi magique.

 On retrouve cette magie dans le « mystère » qui existe autour de ce producteur. Il est bruxellois et actif depuis environ 7 ans. Difficile d’en savoir plus. Mais dans le fond, à l’heure de la starification de beaucoup de gens dans la musique électronique, on aime le fait que ce « mystère » existe encore, car ici c’est le plus important, la musique, qui définit entièrement l’artiste, et car au fond il symbolise un certain artisanat de la house music, un bien précieux qu’il convient de faire perdurer.

Billy Palmier n’a rien posté de nouveau depuis 1 an, mais parmi ses favoris figurent des morceaux très récents, ce qui me donne l’espoir de voir apparaître son nom sur ma page d’accueil (et la vôtre) assez rapidement.

 Après avoir visité son Soundcloud, n’oubliez pas d’aller sur Bandcamp où vous trouverez son EP « When The Disco Ball Tells A Different Story », sorti sur le label On-Point. Il contient « You Got », le morceau qui a déclenché cette quête musicale. Vous aurez même la possibilité de vous offrir l’EP en vinyle (ou en MP3).

Quelque chose me dit que cet EP fera partie de cette catégorie d’EPs que les gens découvrent et chérissent quelques temps après leur sortie, alors qu’à leur grand désarroi celui-ci n’est plus disponible nulle part. A moins que par chance, il soit à vendre sur Discogs pour un prix raisonnable.

Alors dépêchez-vous, il n’en reste que 20. Enfin, 19, car le mien vient d’être commandé.

Catégories : Découverte

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