allez la

Déjà maintenant, sans que vous le sachiez, le monde vient de se diviser en trois. Selon que vous ayez eu envie de vomir, que ça ne vous dérange pas, ou que vous n’avez aucune idée de quoi je parle.

allez la 2

L’heure est grave et le problème, sous ses airs simples, n’est pas à prendre à la légère. Il cache en effet une crise bien plus profonde; la musique électronique serait-elle devenue le nouveau repaire d’ados prépubères undergrounds qui aiment se faire peur ? Et de ce fait papa Garnier le dernier Justin Bieber prêt à guider ces novices qui, il y a un an encore, ignoraient que Sven Väth n’était pas une pâtisserie alsacienne.

Vous venez d’avoir un frisson d’effroi. Et c’est bien normal. Les plus puristes d’entre vous transpirent, se tordent de douleurs et de haine dans des contorsions que même Shakira n’osait imaginer dans ses plus beaux rêves.

Ces premiers amoureux de l’électro qui sont prêts à vous jurer qu’ils avaient commandé un vinyle de Kraftwerk pour leur 5ème Noël et qui maintenant se sentent envahis par cette horde de Woo-girls des temps modernes qui hurlent des « Ouai Ouai Ouai » à tue-tête.

Il suffit de s’aventurer dans un festival pour s’en rendre compte, une fois dans l’enceinte de ce lieu de débauche et de musique à outrance, au milieu de la foule elles sont la, dansant dans leurs look bobo indie-new wave, lunette ronde-mais-pas-trop sur le nez, t-shirt grunge-mais-pas-trop laissant leurs épaules nues. Elles se baladent, avec nonchalance, de scène en scène, moins pour la musique que pour espérer finir dans le #lookoftheday de Grazia, en bas d’une double page, coincée sous une pub Tampax.

allez la 3

L’esprit rave serait donc mort. Exit les soirées sans limites au fond d’un bois sombre, tout est devenu uniformisé, la rave2.0 s’appelle Weather, elle se passe au centre de Paris et vous coûte 1/5 de votre argent de poche.

Les rencontres sont devenues plus rares, le raveur2.0 vient pour écouter l’artiste et non plus son voisin. Les soirées sont plus individuelles, et le DJ set le cœur de la soirée.

Les grands noms de la musique électronique sont devenus des têtes d’affiche que tout le monde s’arrache. Aujourd’hui on trouve Nina Kraviz au Gotha de Cannes et Agoria à la Via Notte, dans des lieux avant réservés à des artistes tels que Snoop Dog ou encore Martin Solveig.

Mais finalement est-ce vraiment plus mal ? Et si le « allez laaaaaa » devait plutôt être ressenti comme une ode à la joie de la génération Y sur fond sonore Acid ? De la haine à l’amour il n’y a qu’un pas, il suffit de changer son point de vue. La techno n’est-elle pas, d’ailleurs, l’incarnation musicale de l’amour et de la liberté ?

Et puis tout bien réfléchi on s’en fout non ?

Mais si cet article a déchainé des passions enfouies tu n’es pas seul : Stop aux : « alleezzzz laaa » en soirée.

François

Catégories : ArticlesInsolite

1 commentaire

O2&lilo · 26 octobre 2015 à 17 h 45 min

lol

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.