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Début octobre, nous avons été invités par Because Music à interviewer un de leurs nouveaux signés, le groupe Minuit.

Minuit, c’est un groupe fondé en 2013 et formé par Simone Ringer, Raoul Chichin (les enfants des Rita Mitsouko), Joseph Delmas, Klem Aubert et Tanguy Truhé. Suite à un concert réussi au Point Éphémère, les cinq décident poursuivre l’aventure en s’attelant à l’enregistrement de leur premier EP, sorti en septembre, intitulé Minuit. Entre temps, le groupe participe aux inRocKs Labs 2015, dont ils sont les vainqueurs, et sont signés par le label Because Music, qui représente entre autres Justice, Manu Chao, Christine and the Queens, Charlotte Gainsbourg et Prince.

La musique de Minuit est un régal pour les oreilles et pour les yeux. Le groupe, affublés de tenues aux paillettes étincelantes, enivre le public avec ses mélodies funky, parsemées de solos de guitare enflammés, aux textes évocateurs, entre joie exubérante et douce mélancolie.

Le concert commence avec « Sur les berges », un morceau au groove irrésistible et au récit cocasse.

Dans « Caféine », Simone nous plonge dans le décor surréaliste des longues nuits de veille passées à travailler, les sens se noyant dans un brouillard chromatique et sonore à la fois fascinant et oppressant.

« Recule » est peut-être le morceau le plus marquant de la soirée. La joie et la fête se taisent, la voix de Simone s’étouffe dans une plainte terrible, où passent successivement le désespoir, la rage et la détermination. Je ressors de ce morceau retourné comme une crêpe.

La musique de Minuit émane de la joie et de la folie de la jeunesse, de récits de fêtes arrosées et de lendemains douloureux. C’est une déclaration d’amour à une musique pop sincère et dansante, qui nous accompagne jusqu’au bout de la nuit. La présence du groupe est authentique, ils s’éclatent, ils sont heureux. Le public est immédiatement séduit et moi avec. Quand la dernière chanson s’achève, les spectateurs conquis lancent un tonnerre d’applaudissements qui ne s’achève que quand le groupe revient sur scène pour une dernière chanson. Je repars avec un sentiment de bonheur intense, avec l’impression que demain ne pourra qu’être un meilleur jour. Pour moi c’est ça Minuit…

 

Minuit, l'Aéronef, Lille, 7 octobre 2015

Minuit, l’Aéronef, Lille, 7 octobre 2015

Nous avons eu la chance de passer une heure avec Simone, Tanguy et Klem avant le concert, pour discuter un peu de leurs influences, du groupe et de leur vision de la musique d’aujourd’hui.

Avant toute chose, pourriez vous nous dire chacun d’où vous venez musicalement parlant, quel a été votre cheminement, vos influences ?

K : Moi j’écoute beaucoup de soul, de funk, de R&B, de hip-hop, du gospel aussi. Pas mal d’influences américaines. Puis après j’écoute un peu de tout, j’ai écouté aussi les Beatles, du hard rock – j’aime bien des groupes comme Saxon, ce genre de truc un peu vénère. J’ai beaucoup écouté Metallica, fut un temps, mais plus du tout maintenant par exemple.

Tu peux nous en dire plus : tu as plus été bercé par le rock ou par la soul ?

Klem : Carrément plus dans la soul, mais j’aime bien l’énergie qu’il y a dans le rock : c’est pour ça que j’aime bien les groupes comme Rage Against the Machine où ça groove bien mais il y a aussi la patate.

De votre côté Tanguy et Simone ça donne quoi ?

Tanguy : De mon côté, j’ai commencé par écouter du rap quand j’étais ado : le rap français, tout ce qui était IAM, NTM, Saïan Supa Crew… Ce qui m’a amené au métal, bizarrement, qui m’a amené au jazz encore plus bizarrement. J’ai eu une grande période où j’ai fait beaucoup de jazz : Miles Davis, et tous les musiciens qui en ont découlé, comme par exemple Herbie Hancock. Et en fait, très dernièrement, en rencontrant toute l’équipe – puisqu’on avait travaillé ensemble sur autre chose auparavant – la funk, que je ne connaissais pas trop finalement : Prince, Michael Jackson, et les autres.
Dernièrement, j’écoute énormément de hip-hop. Je me suis mis au rap US : j’ai découvert tout ce qui est un peu trap musique avec A$AP Rocky, Travis Scott, Rick Ross… Et aussi toute la nouvelle scène un peu fusion, très jazz finalement avec Kendrick Lamar, Jay Rock… J’en oublie quelques-uns. Et aussi du rock, Led Zep, comme tout le monde, les Stones, les Beatles, mais ça, je crois qu’il y a plus besoin de le dire.

S : Moi aussi c’est assez varié et ça dépend un peu des périodes de vie. J’ai vraiment grandie avec les Beatles et les Supremes. Après j’écoute pas mal de rock des années 60 et 70, de blues, du rockabilly, de la chanson française – Colette Magny, Polnareff, ce genre de choses, et en même tant Madonna, Beyoncé.
C’est plutôt une grosse palette, ça dépend des moments. Par contre, je ne m’y connais pas trop en jazz, c’est peut-être parce que j’ai pas encore trouvé la voie pour y aller.

T : Le jazz, il faut trouver un artiste, et un album. Moi mon père écoutait beaucoup de jazz et j’ai toujours eu du mal à rentrer dedans, même des trucs fusion : Vishnu ou Zappa ça me donnait plus envie de me taper la tête contre les murs [rires].
Et puis, un jour j’ai découvert une chanson qui m’a fait me dire « Ah ouais, c’est cool », après je me suis écouté toute la discographie. Et les trucs qui te rendaient fou, tu trouves ça super et t’écoutes ça à fond, et tu rends les autres fous!

K : En fait, il faut s’habituer les oreilles.

T : C’est ça. Je me suis rendu compte qu’il n’y a pas de mauvaise musique : tu peux trouver un plaisir dans chaque style que tu écoutes. Il faut juste s’éduquer et trouver ce qui est intéressant dans telle ou telle musique. Le seul genre musical dans lequel je ne suis jamais rentré c’est l’opéra. J’ai peut-être un problème avec l’allemand… [rires]

Quel morceau t’as fait découvrir le jazz ?

T : C’est Miles Davis, Jean-Pierre. C’était sa période très fusion, presque rock de Miles. Je suis tombé sous le charme, du coup j’ai enchaîné sur toute sa discographie après.
Pour moi, c’est le plus grand artiste qui ait existé : il a tout fait, il était capable de tout, il a touché à tous les styles, même au hip-hop à la fin. Et s’il était encore vivant, pour moi, il aurait été capable de révolutionner tous les styles.
En plus, il a découvert plein de grands musiciens : il faisait jouer des gars de 17 ans dans des clubs où c’était interdit aux mineurs, il mentait sur leur âge pour les faire jouer, et c’est devenu les plus grands musiciens de leur  temps.

Toutes ces influences différentes comment vous arrivez à les faire vivre dans vos compositions ?

T : On sait pas… [rires].

S : Généralement on bosse tous de notre côté, ou par petits groupes, et on s’envoie des idées de base sur lesquelles on va travailler ensuite. À la base, on cherche à voir si ça donne de l’émotion, si on trouve que c’est mortel : c’est ça qui prime. Surtout, on n’essaie pas de déterminer un style dans lequel on a envie que ça parte, c’est le ressenti qui prime.

K : Surtout, on fait des compositions qui se prêtent au texte. Notre but avec Minuit, ce n’est pas de faire des morceaux de musiciens, où chacun prend son pied mais de créer des morceaux qui rassemblent de beaux textes et une belle mélodie. C’est vraiment super intéressent comme démarche.

Vous avez gardé des activités extérieures au groupe ?

K : Ouais, la gym un peu… [rires]. Sérieusement, oui. Je trouve que c’est important de faire de la musique en dehors du groupe aussi pour rester sain, de faire de la musique à côté.

T : C’est bien de pouvoir jouer d’autres styles et de s’épanouir à côté. Moi je sais que j’ai besoin de me défouler, de jouer des trucs au-delà de ce qui est nécessaire dans de la pop. Sinon j’en balancerais partout.

K : Ca fait du bien, je partage le sentiment de Tanguy.

S : Musicalement, je ne suis investi que dans Minuit, mais à l’origine je suis graphiste. Du coup je bosse pas mal sur nos visuels, nos costumes.

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Vous pouvez revenir sur Point Ephémère ? Comment vous avez su que c’était le déclic et que vous vouliez travailler vraiment ensemble et pousser le truc au maximum ?

S : Ce concert c’était un test pour nous. On nous avait prévenus 2-3 mois en avance, ça nous avait laissé le temps, on avait vraiment bossé dessus, on avait 7 morceaux mais on ne savait pas vraiment où ça allait aller sur scène. On ne savait pas l’accueil qu’il allait y avoir.
Il y avait pas mal de monde, on était cinq groupes à jouer et la salle était plutôt remplie. Et là on a eu un déclic, de voir que les gens étaient à l’écoute, qu’ils dansaient, les retours qu’on a eu également. Et surtout la vibe que les gens donnaient, on s’est dit qu’on avait tous envie d’en faire d’autres des soirées comme ça, de continuer, de donner du temps parce que ça en valait la peine.

Simone, comment tu t’es laissée convaincre de rejoindre le groupe?

S : J’écrivais déjà des textes et je chantais, mais chez moi. Et puis un jour ils sont venus vers moi et m’ont dit: « Si ça te dit, pose une voix, pose un texte ».
J’étais super contente de le faire. J’avais déjà commencé à faire un peu de musique avec un pote, mais bon, c’était beaucoup plus lent. En 6 mois, on a du écrire à  peu près 2 chansons. De voir que là c’était un processus plus dynamique  – on travaille sur un morceau, on le plie et on passe à autre chose – ça m’a motivé, j’ai vu que ça en valait la peine.

Du coup, vous êtes à 100% sur le projet en ce moment ?

Tous : Oui.

S : Depuis juillet, avec les concerts et la promo, ça prend du temps mine de rien.

Comment ça c’est passé pour votre label ? C’est eux qui vous ont approché, ou vous qui êtes allés les voir ?

S : On a eu la chance de pouvoir enregistrer avant, et donc de proposer un produit fini. Ensuite,  on est allé faire le tour des maisons de disques. On a choisi ensuite le label auquel on plaisait le plus, et qui nous plaisait le plus.

Une fois signé, Because Music n’a pas cherché à toucher à l’album ?

S : Non pas du tout. Ils sont assez respectueux envers l’artiste de manière générale, que ce soit pour la musique, ou pour les visuels.

T : Oui, ils sont contents qu’on apporte quelque chose, son style. Ils ne cherchent pas à uniformiser leur catalogue.

Vous venez de nous dire que l’EP était déjà fini avant même votre signature, comment ça s’est passé ?

S : On a travaillé avec un producteur, qui s’appelle Azzedine Djelil, qui bosse toujours avec nous, et qui a vraiment participé à la création de cet EP parce que nous on est arrivés avec des maquettes qui étaient quand même relativement déjà avancées, sauf qu’on savait pas vraiment où on voulait aller. Comme chaque morceau a son univers – il fallait aussi essayer de trouver « notre son ».

T : C’était assez tôt après notre premier concert ensemble, on est arrivés en studio, et on s’est rendus compte qu’il y avait tout un côté arrangements auquel on avait pas du tout pensé.

K : Il fallait prendre une direction niveau production, parce que sinon on aurait pas pu avoir un EP qui se tient en fait.

Alors, ça change tout alors d’être dans un label, d’avoir une machine qui tourne derrière ?

T : On a été signés en mars et le premier truc qui a été fait, c’est qu’ils nous ont aidé pour réaliser notre premier clip, c’est quand même pas négligeable. Ils nous ont également aidé pour notre tournée, en parallèle de notre tourneur Corrida.

S : Ca a été tout de suite plus pro.

K : Ca a carrément accéléré, ce n’est pas toujours le cas pour tous les labels.

T : C’est une autre spécificité de Because Music : ils signent très peu d’artistes par année – à peu près 2 ou 3 par an par catégorie – pour pouvoir vraiment suivre les artistes.

Sans vouloir être indiscret, vous en êtes où de votre album ?

S : C’est en construction…

T : Là on se concentre plus sur notre EP qui vient à peine de sortir, le faire vivre, travailler le show. On avait pas bossé quelques morceaux avant la tournée, mais là on a plus trop le temps de se pencher dessus.

S : Je pense qu’il faut un moment de calme aussi. Ecrire c’est une énergie complètement différente dans laquelle il faut se plonger. On n’a pas envie de se forcer. On a confiance dans notre travail, on sait que les morceaux vont venir. On veut avoir le choix, et prendre notre temps.

T : Ce n’est pas plus mal d’ailleurs. On prend le temps de bien faire vivre le premier, de savoir ce qu’on veut faire pour le deuxième, plutôt que de faire les morceaux à la sauvette, entre deux concerts, et ne pas avoir le recul nécessaire, au risque de se répéter.

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Simone, j’ai adoré le texte de Caféine, tu peux m’en dire plus ta manière d’écrire ?

S : Pour Caféine Tanguy m’avait envoyé l’instru, j’avais été très émue. En l’écoutant, j’ai de suite pensé « Nuit blanche, caféine ». Ca m’a rappelé mes nuits blanches de graphiste à travailler toute la nuit : t’es dans la nuit, t’entends rien, t’es seule, c’est très apaisant, et en même temps ca peut aussi être angoissant : parfois tu commence à voir double parce que t’as pas dormi depuis 15 heures et qu’il faut que tu finisse un projet. C’était cette espèce de magie, entre angoisse et sérénité.

Et Sur les berges ?

S : C’est un des premiers morceaux qu’on a fait ensemble, avant même que Tanguy soit là.

K : On avait écrit ça chez Joseph. Au début c’était que de la guitare, après Joseph a mis des claviers, on a rajouté une basse, puis on l’a envoyé à Simone.

S : Et puis la structure du morceau a pas mal bougée. Au début c’était une structure assez classique, refrain couplet refrain couplet ; par la suite on a changé pas mal de trucs.

K : Il y a un peu deux versions de cette chanson, une en live ou on joue un peu plus dynamique.

T : Au départ, ce n’était même pas voulu. Quand on était arrivé dans le studio, on avait essayé de l’enregistrer comme ça mais ça ne le faisait pas. Du coup on était parti sur autre chose, pour essayer de tenter des choses. C’est ce qu’on a fait finalement sur pas mal de morceaux, mais surtout sur celui-là.

S : Justement pendant nos premiers concerts, je me souviens que ce morceaux a pris tout son sens. Quand on écoutait la maquette, c’était cool, mais c’était pas non plus de la folie, et le fait de le jouer en live, d’avoir l’énergie de tout le monde, on s’est rendus compte que ça rendait une super vibe. Revenus dans le studio, ce vibe et l’énergie du live avaient complètement disparus.

K : Du coup c’est assez marrant. Souvent après l’album, on réarrange pour le live ; là le morceau était vraiment en live et on l’a réarrangé pour l’album.

S : Ca donne deux ambiances vraiment différentes. Et puis je trouve ça bien en live d’avoir autre chose à proposer au public que ce qu’il y a sur l’EP. Ca nous permet aussi de prendre des libertés par rapport à notre propre son. Et puis la guitare électrique se portait plus à l’énergie du live aussi.

Au début vous nous avez dit que vous aimiez le hip-hop, vous aimeriez faire un featuring avec un rappeur ?

T : Moi Kendrick j’adore vraiment ce qu’il fait

S : Moi j’aimerais bien le faire avec Childish.

T : Ouais mais tu vois Childish c’est pas le genre de gars à faire des très bons featurings mais je trouve qu’il a moins un univers que quelqu’un comme Kendrick ; il sait faire plein de trucs, des morceaux de R&B où il chante super bien, des trucs ultra-dark, comme sur son album Because the Internet, mais en fait tu te rends compte que le mec passe un peu partout, mais il apporte moins. Alors qu’un mec comme Kendrick, à chaque fois qu’il arrive dans un morceau il a un flow de dingue, il est complètement barré, il a toujours son truc à lui et il le ramène dans le morceau pour le transformer. Sur le dernier album de Jay Rock, dans le featuring avec tout Black Hippy [Ab-Soul, Kendrick Lamar, ScHoolboy Q, Jay Rock], il a un flow de malade. A chaque fois que tu l’entends, tu le reconnais. Et puis je pense que notre producteur serait très content, Azzedine serait comme un ouf, c’est un gros fan de Dr. Dre.

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De manière générale, qu’est-ce que vous pensez de l’industrie musicale aujourd’hui ?

S : Je me demande si on ne revient pas vers un modèle un peu à l’ancienne, où l’artiste vit principalement de ses concerts. En tant que spectateur c’est comme ça finalement que tu paie les artistes que tu aimes : en allant les voir en concert.

T : J’avais lu un article qui disait qu’on revenait vers un truc à l’ancienne où tu faisais un CD pour remplir les salles de concert, plus que ce qui se faisait ces quelques dernières années, où tu faisais des concerts pour vendre ton album. Elvis Presley ou les Sex Pistols faisaient plutôt ça, où ils sortaient des CD pour remplir les salles. Ce n’est peut-être pas plus mal, puisque ça fait vivre la musique. Après pour les gens qui sont plus axés production, je pense que ça les oblige à quand même sortir de chez eux. Maintenant, tous les rappeurs prennent des musiciens, tous les groupes électro prennent des musiciens ou essaient d’avoir un show à la hauteur pour qu’il se passe quelque chose sur scène. Finalement, ça justifie vraiment le fait de vouloir venir à un concert.
Le réel problème aujourd’hui ce sont les plateformes de streaming qui ne rémunère que trop peu les artistes. De moins en moins de personne télécharge, on a tous Deezer, Spotify ou Apple Music. A part si t’es un maniaque qui a pas envie de s’inscrire et de payer 9 euros par mois, c’est quand même plus simple : c’est compliqué de télécharger des torrents, alors qu’en payant 9 euros, t’as tout.

S : Mais les plateformes ne rémunèrent pas du tout les artistes. Ils se rémunèrent eux, les publicitaires mais ils oublient l’essentiel : les artistes. C’est tout nouveau comme moyen de consommer la musique, donc je pense qu’il y a encore une bonne bataille sur ce plan-là, pour payer les artistes.

K : Globalement, ya un changement de motif et un basculement du pouvoir depuis une dizaine d’années. Il y a dix ans, tout passait par une maison de disque, aujourd’hui l’artiste est un peu plus mis en valeur je trouve. Après pour tout ce qui est téléchargement, c’est un changement de support, mais en soit je crois pas que ça soit forcément moins bien. En tout cas je ne suis pas pessimiste par rapport à ces évolutions, au contraire, je trouve qu’en tant qu’artiste tu as plus de liberté, ça permet de t’épanouir.

Et Tidal vous l’avez essayé?

T : Bah on n’a pas pu vraiment vérifier si c’était différent, puisque ça n’a pas trop décollé. A mon avis une des raisons – parmi d’autres –  pour lesquelles ça n’a pas marché aussi, c’est que tu peux pas essayer sans payer dés le début. C’est leur première erreur je pense. Moi j’étais prêt à le prendre mais quand j’ai vu qu’il fallait payer pour tester sans même savoir ce qu’on allait avoir j’ai abandonné l’idée.  Par exemple,  avec Apple Music les trois premiers mois sont gratuits, je l’ai fait et maintenant je suis abonné, et c’est bien. Ils ont vraiment merdé sur ce coup là je pense. En plus, ils avaient tellement fait une com de dingue que plein de gens se seraient abonnés, même gratuitement juste pour voir : t’avais Daft Punk, Jack White, Arcade Fire, J. Cole, Nicki Minaj, tous les artistes promouvaient le truc, et ça a fait un flop.

Pour conclure : dernier achat avec votre carte bleue ?

S : Mes courses au Franprix d’hier.

T : Martin, mon p****n de clavier !

K : Des baskets.

 

Cyril DE SAINT ALBIN

 

Un grand merci à David Tabary pour nous avoir fourni des photos du concert ; allez visiter son site http://www.desconcertsdesphotos.com pour en découvrir davantage !

 


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